Il est désormais clair que la pandémie inédite du coronavirus aura des conséquences désastreuses sur l’économie mondiale. Aucun pays ne semble au-dessus d’une crise que rares ont prévu et qui soumet les économies de la planète à une situation critique. La chute drastique des prix pétroliers observée au cours des dernières semaines notamment prive l’Algérie de ressources importantes qui affectent les équilibres déjà fragiles de sa balance des paiements tout autant que son budget. Dire que la crise sanitaire intervient au plus mauvais moment est une lapalissade. Les structures économiques nationales sont déjà soumises à la pression par l’actuel ralentissement du pays. En dehors de celles, dont les activités sont maintenues dans des secteurs considérés comme essentiels (alimentation, pharmacie, etc.), toutes les entreprises sont confrontées irrémédiablement à une situation d’érosion très forte de leur chiffre d’affaires. La crise actuelle menace directement la viabilité économique et la survie d’un grand nombre d’entreprises. Ainsi la résilience de la population va être mise à rude épreuve par une période de confinement inimaginable, d’inactivité et de tarissement progressif des revenus. La solidarité nationale, toujours au rendez-vous lorsque le besoin se fait sentir, devrait être particulièrement sollicitée. La crise actuelle est bien assimilable aux situations de guerre, de grandes tragédies ou de catastrophes naturelles, d’autant plus que nul n’est à l’abri d’une pandémie à l’évolution toujours incertaine. Il paraît en tout cas nécessaire que l’engagement verbal des pouvoirs publics puisse être suivi d’une traduction concrète sur le terrain, dans les délais les plus brefs possibles. La pandémie qui continue à faire des victimes provoquera, également, des dégâts dans la sphère de l’emploi. Il est à l’évidence recommandé que, à l’image de ce qui se fait dans de nombreux pays développés ou en développement, une aide budgétaire spécifique soit apportée à cette catégorie de citoyens fragilisés. Des citoyens qui peuvent perdre leurs revenus du fait de cette crise sanitaire sans précédent qui ébranle bien des certitudes.