On a frôlé la catastrophe à Bougdema et Beyn-Djebline, entre la grande palmeraie de Touzzouz et le quartier densément peuplé de Belghenem, lorsque plusieurs arbres et des palmiers ont été violemment arrachés par des rafales de vent qui soufflaient, samedi soir, à une pointe de vitesse de 80 km/h.

Ils ont été traînés sur plusieurs dizaines de mètres, percutant sur leur passage des voitures, dont la plupart ont été embouties, et des portes de maisons, dont certaines ont cédé sous la violence du choc. En tombant, des arbres ont arraché dans leur chute des câbles électriques qui sont tombés sur des voitures et ont provoqué des débuts d’incendie, rapidement maîtrisés par les citoyens. Il faut dire que la tempête de sable qui s’est soudainement abattue, samedi après-midi et le soir, sur Ghardaïa. Même si la radio locale a alerté en boucle sur le danger, et le bulletin météo spécial diffusé, il reste que la population ne s’attendait certainement pas à un tel déchaînement de violence du vent, traînant dans son sillage des nuages de sable obstruant totalement la visibilité. Bien que les habitants du sud du pays ont l’habitude des tempêtes de sable, ils ont été malgré tout impressionnés par les rafales de vent atteignant parfois les 80 km/heure. Le danger véhiculé par ces vents violents, chargés de sable, est qu’il limite considérablement la visibilité des conducteurs sur les différents axes routiers de la wilaya de Ghardaïa. Des palmiers, des arbres, des panneaux publicitaires, des lampadaires ont été arrachés et des chutes de câbles électriques sont également signalés à Berriane, à Oued Nechou et Dhaïa Ben Dahoua. Les équipes de la Protection civile et de la Sonelgaz sont intervenues à temps pour porter secours à la population et réparer les dégâts. «Prudence absolue tant pour les automobilistes que pour les piétons qui risquent d’être touchés par des objets entraînés par le vent. La route aussi peut être source de danger avec la circulation des dromadaires qui sont très difficiles à distinguer tant leur couleur se confond avec celle du sable, qui en ce moment est plus en l’air qu’à terre. «Alors prudence, prudence et encore une fois prudence», alerte un officier de la Protection civile.