La création d’une délégation de sécurité routière et l’évaluation du processus de modernisation des documents administratifs étaient les sujets principaux du Conseil interministériel tenu avant-hier samedi.

Cela fait maintenant plusieurs années que cette idée est sur la table. D’ailleurs, le Premier ministre Noureddine Bedoui a présidé, samedi dernier à Alger, une réunion du Conseil interministériel consacrée à l’examen du dossier relatif à la création d’une délégation nationale de sécurité routière et à l’évaluation de l’application des dossiers relatifs à la modernisation des documents administratifs

Lors de cette réunion, le Premier ministre a écouté un exposé exhaustif présenté par le ministre de l’Intérieur sur l’état d’avancement de ces dossiers sur les plans juridique et technique, précise le communiqué, affirmant que « sur le plan juridique, il a été procédé à la finalisation des projets de décrets exécutifs inhérents à la délégation nationale de sécurité routière, au conseil consultatif intersectoriel de prévention et de sécurité routière, au permis de conduire biométrique électronique et au système de permis à points et à l’immatriculation électronique de véhicules ».

Sur le plan technique, « il a été procédé à la mise en place des systèmes informatiques propres à ce projet, en termes de collecte des bases de données et leur interconnexion, en sus du lancement du permis de conduire biométrique à partir du 1er avril 2018, avant la généralisation de l’opération, à travers l’ensemble du territoire national, à compter du 25 juin 2019.

Il a, par ailleurs, appelé à accélérer la mise en place de cette délégation. Pour le lancement des missions de ladite délégation, « cette dernière sera dotée, lors d’une phase de transition, de ressources humaines qualifiées et spécialisées, détachées des services de la Gendarmerie et de la Sûreté nationales, ainsi que du ministère des Transports ». Par souci d’efficacité, « toutes les opérations relatives à la sûreté et la sécurité routières seront supervisées par la délégation de la sécurité routière y compris la formation, tout en préservant le rôle du Centre national des permis de conduire et en mettant son expérience au service de cette stratégie et du parachèvement de l’organisation de l’activité des autoécoles, conformément aux nouvelles normes de sécurité routière ».

Plus de 100 000 permis biométriques délivrés

Plus de  100 000 permis de conduire biométriques électroniques ont été délivrés à ce jour. Selon le Premier ministre, ce projet intégré « vise la protection des vies humaines déplorées, chaque année, par notre pays, en raison du nombre important d’accidents de la route, estimé à 30 000 accidents/an, faisant 4 000 morts et 50 000 blessés, sans compter les dommages socioéconomiques liés à ce phénomène ».

Il a insisté, dans ce sens, sur la nécessité de « lancer ce projet intégré, conformément aux expériences internationales réussies, ainsi que les recommandations onusiennes en matière d’amélioration de la sécurité routière », appelant tous les secteurs « à l’utilisation des dernières technologies à cet effet, l’accélération de la concrétisation de la deuxième phase de ce projet et sa mise en service progressivement selon un calendrier ». Pour ce faire, le Premier-ministre a décidé « la mise en place d’un mécanisme spécial pour superviser l’entrée en service de ce projet intégré de la sécurité routière, regroupant tous les intervenants, dont le commandement de la Gendarmerie nationale et la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). Un délai de deux mois est accordé à ce mécanisme pour le traitement et l’adoption de ce dossier, avant de procéder à son exécution.