Par Hamid Bellagha

La réunion du Conseil des ministres, présidée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a été consacrée cette fois « à l’examen et l’adoption de plusieurs décrets et à l’approbation d’exposés liés à plusieurs secteurs ». Pour le détail, il a été procédé, lors dudit conseil, à l’examen et l’adoption de plusieurs décrets et à l’approbation d’exposés liés aux secteurs de l’Education nationale, du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, des Finances, de l’Agriculture, des Hydrocarbures, de la Santé et du Tourisme.

Et comme de coutume, le Président de la République a donné des orientations sur les sujets abordés, tout en faisant le bilan du gouvernement pour la dernière quinzaine.

 Pour la rentrée scolaire, le sempiternel problème du cartable surchargé a encore été débattu et Tebboune a donné des instructions afin de discerner des solutions rapides au supplice des élèves dû au poids du cartable. Ensuite, et pandémie oblige, les cadres de l’Education ont été instruits pour assurer une exploitation maximale des structures de leur secteur évitant de ne pas leur imposer des horaires administratives, en plus de la vaccination de tout le personnel avant l’entame de la rentrée.

Les zones d’ombre ont eu aussi leur part d’éclairage puisqu’il a été confié au ministre de l’Intérieur le contrôle et le suivi constants des conditions de transport scolaire et son perfectionnement avec la garantie de meilleurs soutiens.

Dans le même secteur et à la recherche de l’excellence, il faut maintenant passer à la vitesse supérieure pour l’annonce de l’Ecole nationale supérieure pour la formation d’enseignants spécialisés dans l’éducation des malentendants sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que la valorisation et la création de livres en braille pour les mathématiques et sciences, une première dans le secteur de l’Education.

Pour le secteur de la Jeunesse et des Sports, il a été résolu d’augmenter la cadence des dispositions des Jeux méditerranéens qu’accueillera la ville d’Oran en 2022, par l’aménagement de stages et de compétitions préparatoires à tous les niveaux sans doute pour éviter une déconvenue à la japonaise, version J.O. de Tokyo.

Dans le même sillage, en espérant qu’il n’est pas déjà trop tard, il est demandé d’aménager des partenariats internationaux pour la constitution d’athlètes en vue de les inciter à concourir aux prochains Jeux méditerranéens, tout en accordant davantage d’intérêt aux athlètes spécialisés dans des disciplines olympiques, avec l’espoir de meilleurs résultats.

Avec une vision futuriste, le président Tebboune a demandé aussi d’avoir une meilleure prise en charge des sports scolaires et universitaires qui ont complètement disparu des cursus de tout enseignement.

Pour cela, il faut, et toujours au menu du Conseil des ministres,  remanier le lycée sportif, tout en créant des annexes régionales à Constantine, Oran et  Ouargla et ressusciter l’enthousiasme des élèves pour le sport.

Et afin de décharger le ministère de la Jeunesse et des Sports, et pour un suivi amélioré, dorénavant, les dossiers des projets de réalisation des grandes infrastructures sportives dépendront du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville.

Le tourisme, dossier récurrent dans presque tous les Conseils de ministres, un intérêt particulier sera accordé au tourisme interne, la promotion des prestations touristiques à la hauteur des espérances des familles algériennes pour les inciter à consommer localement et ne plus aller à l’étranger à la recherche de ce qui pourrait exister chez nous. Et à cela, l’une des solutions immédiates pourrait être la promotion du tourisme thermal aux niveaux national et international.

Tout cela, et de concert au niveau du Conseil des ministres, ne saurait se concrétiser sans remettre en question la politique des prix en cours, véritable obstacle à l’éclosion et l’émergence d’un tourisme local.

Pour les produits artisanaux, la dernière roue de la charrette d’un tourisme moribond, il sera fait appel aux représentations diplomatiques algériennes pour la promotion des produits artisanaux, avec la création d’espaces en vue d’expositions permanentes.

Plus terre-à-terre, le problème de l’allocation chômage a été abordé.  Pour cela, il a été décidé de créer un âge maximal pour les primo-demandeurs d’emploi éligibles à l’allocation chômage, eu égard à la lenteur des placements créateurs d’emploi et du  recul économique dû à la pandémie de la Covid-19.

Un système efficace de contrôle du fichier national des chômeurs sera mis en place pour garantir une attribution efficace et correcte de ladite allocation, tout en ayant un œil sur de possibles fraudes,  d’établir  donc des mécanismes juridiques de sanction.

 The last but not the least, le secteur de la Santé, le dernier point abordé, verra l’exploitation du stock national de vaccins importés, en ayant à l’esprit l’évolution du tempo de la production locale qui devrait voir le jour au cours de ce mois.