La protection des civils (PoC) dans les conflits armés, sera au menu d’un débat annuel public mercredi au Conseil de sécurité qui va notamment se concentrer sur le déni d’accès humanitaire. Les briefers attendus sont le directeur de la Division de la coordination d’OCHA, Ramesh Rajasingham, le directeur général du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Robert Mardini, et également la directrice nationale de Women for Women International en République démocratique du Congo (RDC), Rachel Boketa. Le débat public de cette année devrait se concentrer sur le déni d’accès humanitaire dans les conflits armés. Les Etats-Unis, président du Conseil de mai, ont fait circuler une note conceptuelle qui propose plusieurs questions à examiner lors de la réunion, notamment sur la façon d’améliorer les rapports au Conseil sur les lacunes, obstacles et défis liés à la fourniture de l’aide humanitaire en cas de conflit armé, et les mécanismes disponibles pour assurer un suivi et des rapports indépendants sur l’accès humanitaire, y compris la collecte, la consolidation et l’analyse des efforts visant à faciliter un accès rapide, sûr et sans entrave et à établir les circonstances et les causes profondes des refus d’un tel accès. Le rapport annuel du Secrétaire général sur la PoC dans les conflits armés, publié le 10 mai et qui couvre les développements de janvier à décembre 2021, décrit les difficultés auxquelles les opérations humanitaires sont confrontées dans les situations de conflit. Il indique qu’une série de défis qui se chevauchent – y compris les hostilités en cours, les mesures bureaucratiques et administratives imposées par les Etats et les limitations ou conditions aux activités humanitaires imposées par les parties au conflit – ont entravé l’action humanitaire fondée sur des principes dans des pays touchés par un conflit comme la République centrafricaine, l’Ethiopie et le Yémen. Le rapport du Secrétaire général note également que la diffusion de fausses informations, qui est souvent facilitée par les réseaux sociaux, a exposé les travailleurs humanitaires à des risques et mis en danger leurs opérations humanitaires. Il exprime sa profonde préoccupation face aux attaques contre les travailleurs et les biens humanitaires. Les membres du Conseil pourraient également mettre en lumière divers aspects de l’agenda de la PoC, tels que les conflits et la faim, outre la conduite des hostilités dans les zones urbaines et autres zones peuplées, et le déplacement forcé de personnes, qui a été un défi majeur dans différentes situations de conflit, comme la RDC, l’Ethiopie, le Yémen et la Colombie, ont indiqué les sources diplomatiques.
Ils devraient aussi soulever la question des attaques contre le personnel médical, les installations, l’équipement et les transports, qui était au centre du débat public annuel sur la PoC de l’année dernière. n