Le Premier ministre Abdelmalek Sellal a été interrogé, jeudi, au Conseil de la nation sur les objectifs de la création d’une filiale de Sonatrach à Londres pour la commercialisation du gaz vers l’Europe.

Intervenant lors d’une séance plénière consacrée aux questions orales, M. Sellal a expliqué que cette initiative gouvernementale a été décidée en raison «des marges de bénéfice encourageantes que l’Algérie peut engranger».
«Ce sont des marges de bénéfice intéressantes pour nous qui motivent notre démarche, mais c’est aussi en raison du déficit en matière d’approvisionnements et de capacités d’importation», a-t-il encore insisté à l’occasion de sa réponse au sénateur, auteur de la question, lue en son nom par la ministre chargée des Relations avec le Parlement Ghania Eddalia. Plus précis à ce propos, le Premier ministre soutiendra que la création de la Sonatrach Pétrolier Corporation (SPC), qui est le nom de la filiale basée à Londres du groupe Sonatrach, intervient en fait «dans le cadre de la stratégie nationale pour la commercialisation des hydrocarbures à l’international». Cette filiale intervient notamment dans le secteur du commerce et du shipping des hydrocarbures, explique M. Sellal avant de relever qu’«elle achète les produits pétroliers à Sonatrach pour les commercialiser dans toutes les régions du monde». Dans les faits, «la flotte de cette filiale est composée de deux grands GPliers Reggane et Djanet avec une capacité de 84 000 m3 chacun, ainsi que trois autres, en l’occurrence à Adrar, Ghoud Enouss, et Hassi Messaoud, qui, elles, sont d’une capacité moyenne allant jusqu’à 59 000 m3 chacun», a-t-il soutenu. Avant d’enchaîner : «La filiale est aussi dotée d’un navire de transport de pétrole brut d’une capacité de 2 millions de barils.»