Abdelkader Bensalah a été reconduit, hier, à la tête du Conseil de la nation pour un nouveau mandat. C’est à l’occasion d’une séance plénière consacrée à l’installation des nouveaux sénateurs issus du renouvellement de la moitié des membres du Sénat du 29 décembre dernier et ceux désignés que Bensalah a été plébiscité au poste de président de la Chambre haute du Parlement.
Il faut dire que la reconduction de Bensalah à son poste n’était en fait qu’une simple formalité, étant entendu qu’il bénéficiait de l’appui de la majorité constituée des sénateurs du Front de libération nationale (FLN), du Rassemblement national démocratique (RND) et ceux du tiers présidentiel. Dans son allocution, tout de suite après son plébiscite, Bensalah a remercié « le président de la République pour la confiance » qu’il a placée en lui tout comme il a appelé les membres du conseil de la nation à se mobiliser pour réussir le rendez-vous d’avril prochain. Bensalah s’est tout autant engagé « à redoubler d’efforts pour être à la hauteur de la confiance » placée en lui par les membres du Conseil de la nation. Tout comme il a promis « de travailler et de collaborer sur un pied d’égalité avec tous les courants Politiques qui sont représentés au Conseil de la Nation dans l’objectif d’une gestion efficace et transparente dans le déroulement de ses travaux ».
Dans les coulisses, les sénateurs du RND semblaient soulagés par l’élection d’un des leurs. « On revient de loin après le faible score qu’on a eu lors des dernières sénatoriales », confie un sénateur du parti d’Ouyahia, selon lequel « le faible score du dernier renouvellement a provoqué un véritable séisme au RND ».
« On ne s’attendait vraiment pas à ce résultat », fait-il observer, avant d’expliquer qu’« il nous faudra du temps et beaucoup d’efforts pour reconquérir notre place au sein du Sénat ». De leur côté, les sénateurs FLN exprimaient une joie qui se lisait sur leurs visages, étant entendu qu’ils avaient raflé 32 sièges du Sénat sur les 48 en lice lors des dernières sénatoriales. Aussi et l’élection de Bensalah du RND ne leur pose aucunement problème pour une raison simple : « Bensalah, ce n’est pas le candidat du RND, mais plutôt du président de la République. C’est pour cela que nous sommes à l’aise par rapport à cette question », nous a confié un sénateur du FLN. Par ailleurs et peu avant l’élection de Bensalah, il a été question de l’installation des nouveaux sénateurs.
Côté sénateurs du tiers présidentiel, il faut dire que l’écrasante majorité a été reconduite à l’exception de huit d’entre eux. Il s’agit de Rachid Bougherbal, des professeurs Zitouni et Abdelwahab, de l’ex-ministre de la Formation professionnelle El Hadi Khaldi, de l’ancien ministre de l’Education Boubekeur Benbouzid, de Rezki Benyounes, de la traductrice du président Haféda Benchida et de Mohamed Bensalem. Selon un sénateur du tiers Présidentiel, les postes vacants de sénateurs non encore désignés le seront ultérieurement : « Le président a l’habitude de laisser vacants quelques postes qu’il nommera au fur et à mesure. »