Le nombre d’abonnés au réseau internet, fixe et mobile confondus , poursuit sa hausse en Algérie. Il a atteint 47,25 millions au 2e trimestre 2022, contre 43,92 millions durant la même période 2021, soit une augmentation de 7,58%, selon le dernier rapport de l’Autorité de régulation de la Poste et des communications électroniques (ARPCE).

Par Feriel Nourine
Bien sûr, ce total est nettement dominé par l’internet mobile, lequel totalisait 42,90 millions d’abonnés actifs à fin juin dernier, contre 39,97 millions à la même période de l’année dernière, indique l’ARPCE, précisant que l’écrasante majorité de ces abonnés, soit 42,90 millions, est connectée à la 4G, alors que 6,53 le sont à la 3G.
Pour l’internet fixe, le nombre d’abonnés enregistré s’est chiffré à 4,35 millions durant la période référence. Ce réseau est dominé par l’ADSL avec 2,72 millions de souscripteurs au niveau d’Algérie Télécom, suivi de la 4G LTE avec 1,35 million, de la fibre optique jusqu’à domicile avec 263 531 abonnés, alors que la technologie Wimax reste loin avec seulement 413 abonnés seulement.
Chez les abonnés au fixe, 4,24 millions sont des résidentiels, ce qui explique la forte prédominance de l’ADSL chez cette catégorie, alors que le milieu professionnel ne compte que 108 786 abonnés.
Pour ce qui est de la proportion des ménages disposant d’une ligne fixe, l’ARPCE note une évolution de cette part, qui a atteint les 71,48% au 2e trimestre de 2022, alors qu’elle était de 66,93% à la même période de l’année de 2021.
Parmi les différentes offres ADSL, ce sont les 10 Megas et 20 Mégas qui attirent les plus de monde, assurant 83,67, contre 1,04 pour l’offre de départ (entre 8 Mégas et 10 Mégas).
Quant au haut débit, entre 20 Mégas et 100 Mégas, il ne compte que 15,24% des abonnés à l’ADSL. Au-delà des 100 Mégas, le taux des souscripteurs est carrément insignifiant, soit 0,05%.
La très forte prédominance de l’internet mobile chez les Algériens obéit en grande partie à une logique commerciale justifiée par l’accessibilité aisée au réseau que se partagent les trois opérateurs Mobilis, Djezzy et Ooredoo.
En d’autres termes, il suffit de choisir son opérateur, l’une de ses nombreuses offres, payer et on est connecté à internet à tout moment et partout où l’on se trouve.
Mais le réseau mobile aurait sans doute gagné nettement plus d’abonnés si le réseau d’Algérie Télécom, prestataire en solo de ce type de service, était accessible à toutes les demandes d’une ligne téléphonique sans laquelle on ne peut prétendre à l’internet fixe.
Or l’entreprise publique n’arrive toujours pas à répondre favorablement à ces demandes dont une bonne partie attend satisfaction depuis plusieurs années, notamment dans les nombreuses régions mal desservies par le réseau de l’opérateur public.
Une configuration qui pousse aussi bien des résidents que des entreprises à recourir au mobile, même si ce réseau est nettement plus coûteux que le fixe lorsqu’il s’agit d’en faire un usage partagé, ne serait-ce que dans le cadre de la scolarité des enfants.
La solution pourrait peut-être venir de la fibre optique jusqu’à domicile, mais l’évolution de cette offre reste timide par rapport aux attentes qu’avait provoquées son lancement.
Ceci étant, il est peut-être utile de souligner que les 42,90 millions d’abonnés à l’internet mobile au 30 juin dernier représentent, en fait, le nombre total de puces téléphone et internet vendues par les trois opérateurs à cette date. Or, un seul abonné peut avoir acheté plusieurs puces en l’espace d’une seule année, pour migrer d’une formule à une autre, selon l’offre qui lui convient.
Et c’est donc en quantité de puces vendues par les trois opérateurs présents sur le marché, et non en nombre de personnes physiques, qu’est évalué le nombre d’abonnements de l’internet mobile.
A noter que le rapport de l’ARPCE a été élaboré selon une population algérienne estimée à 44,10 millions et un nombre des ménages estimé à 7,35 millions au 30 juin 2022, précise l’agence. <