Lors de la dernière session ordinaire du RCD, organisée jeudi dernier, le parti de Mohcine Belabbas a dressé le bilan de la situation générale du pays, à la lumière de la contestation sociale dans plusieurs secteurs.

Lors de la dernière session ordinaire, organisée jeudi dernier, les membres de l’exécutif du RCD ont passé en revue l’avancement du « redéploiement organique », mais aussi la situation générale du pays. Selon le RCD, «les orientations antiéconomiques et les mesures antisociales de la loi de finances 2018 ont produit leurs effets négatifs plus tôt que prévu par l’ensemble des acteurs économiques». Il explique cette situation par «l’indigence et les inconséquences de la gouvernance économique» qui ne pouvaient être que le «catalyseur des aspects nocifs du recours à la planche à billets».
Il ajoute que « le renvoi du ministre du Commerce Benmeradi, qui a plaidé pour la reconsidération de la valeur du dinar et pour moins de mécanismes administratifs (licences d’importations…) est symptomatique de l’impasse politique dans laquelle est plongé ce gouvernement pour conduire une politique de redressement». Concernant les mouvements de contestations dans plusieurs secteurs, à savoir celui de la santé, de l’éducation ainsi que l’université, le parti estime que les crises «ne peuvent être résolues durablement par des réaménagements conjoncturels de programmes pédagogiques ou des aménagements du service civil pour les médecins. Ces contestations posent avant tout un problème d’allocation des ressources, de respect des libertés syndicales et publiques et de transparence dans la gestion».
Pour le RCD, les problèmes auxquels sont confrontés le pays et les populations méritent la «recherche de solutions qui préservent les intérêts de l’Algérie et qui redonnent espoir à notre peuple». Il assure de sa «solidarité l’ensemble des organisations et des citoyens qui luttent pour la dignité et la liberté».
D’autre part, le secrétariat national enregistre avec «satisfaction» les échos et les adhésions suscités par l’initiative du parti de regrouper des partis politiques nord-africains dans la perspective de «solidarités démocratiques, de développement et d’unité d’action pour une Afrique du Nord des peuples», conclut le communiqué.n