Les médecins résidents décident de reprendre la protestation de rue. Leur collectif, le Camra, a indiqué hier qu’ils commenceront leur nouveau round de protestation par un sit-in régional demain 6 juin à Tizi Ouzou, Alger, Blida, Sidi Bel Abbès et Annaba.

Ce sera le point de départ d’une nouvelle étape dans le long et dur mouvement de grève qu’ils mènent depuis novembre dernier, et le signal également que les contacts avec le ministère de la Santé restent au point mort en dépit des déclarations optimistes du ministre, Mokhtar Hasbellaoui. L’option choisie cette fois par le Camra est de donner la libre initiative aux représentations régionales de décider des moyens et formes à prendre pour continuer à réclamer la satisfaction de leurs revendications. Le docteur Hamza Boutaleb a fait savoir à ce sujet que le bureau national du Camra a donné son accord aux médecins résidents qui veulent organiser des actions de protestation à l’échelle de leurs régions respectives. «L’action de Tizi Ouzou est décidée par les médecins résidents de la région» a-t-il précisé, estimant que cette action «verra une grande affluence malgré le Ramadhan». «Ce sont les médecins résidents de la région qui ont appelé à la tenue de ce sit-in», a-t-il indiqué, laissant entendre qu’il est donné toute liberté d’initiative aux représentants en dehors d’Alger pour maintenir la pression sur la tutelle. «Les autres grévistes ont le choix d’organiser des actions similaires durant la semaine», a encore fait savoir le docteur Hamza Boutaleb. «La suspension de dialogue avec le ministère de la Santé nous incite à relancer le mouvement de protestation», a-t-il expliqué à Reporters. Le représentant, parmi d’autres, du Camra a repris une partie du communiqué publié par le collectif. Il a appelé tous les résidents à participer à l’action de Tizi Ouzou et aux autres actions locales qui seront organisées, durant la semaine, à travers le pays. Le docteur Boutaleb a cependant relevé que les autres régions n’ont pas encore tranché pour passer aux manifestations et aux sit-in. Le retour dans la rue est, selon le Camra, une preuve que les médecins résidents sont «déterminés» à poursuivre le combat jusqu’à satisfaction de leurs revendications socioprofessionnelles, indiquant que «seule une volonté réelle et responsable pourra apporter des solutions pérennes et concrètes à cette impasse», estimant que cette situation a «trop duré, met en péril la santé du citoyen et prend en otage l’avenir de 15 000 résidents».