C’est l’impasse dans le conflit qui oppose la Direction de l’éducation de la wilaya et le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste).

Alors que la grève, décrétée le 22 novembre dernier et suivie par la quasi-majorité des enseignants des trois paliers de l’Education se poursuit toujours, le Cnapeste durcit le ton. Le syndicat, qui appelle à une marche mardi prochain à Tizi Ouzou, du siège de la Direction de tutelle à la wilaya, maintient et réitère ses revendications, à savoir le départ des deux chefs de service incriminés dans l’affaire de l’enseignante victime de dépassements policiers dans l’enceinte de l’académie et en présence de l’un de ces deux responsables auprès de qui elle est venue protester contre le blocage d’un document administratif.
Dans une déclaration, rendue publique à l’issue de la tenue, le 12 décembre courant, de son conseil de wilaya, le Cnapeste se félicite de la mobilisation constante des enseignants qui «ont montré leur engament dans le combat de la dignité et leur détermination à la recouvrer. Avec ce qui vient d’arriver à notre collègue de Redjaouna, celle-ci (la dignité) est plus que jamais bafouée».
Le Cnapeste informe que «les enseignants et les enseignantes grévistes rejettent unanimement la décision du tribunal administratif et considèrent que le verdict rendu n’est qu’une autre injustice qui s’ajoute à toutes ces maladresses, manœuvres et calomnies qui les ont révoltés tout au long de cette affaire». Et de proclamer que rien ne fera infléchir la détermination des grévistes qui «tiennent à faire savoir que ni ce verdict ni les menaces ni les sanctions à venir ne pourraient atténuer leur détermination à faire partir les deux responsables mis en cause (dans l’affaire de enseignante, Ndlr) pour que justice soit faite. Pour leur dignité, les enseignants et les enseignantes sont prêts à tous les sacrifices». Le syndicat dénonce «la gestion calamiteuse et irresponsable de cette crise par l’administration qui se caractérise par la fuite en avant et le bricolage». Accusant la Direction de l’éducation «d’agir avec des manœuvres sournoises et pousser ainsi au pourrissement au lieu de privilégier le professionnalisme et l’objectivité». «Pourquoi attendre trois semaines entières pour aller en justice si telle pouvait être la solution ? Est-il raisonnable et pédagogique d’organiser partiellement des compositions dans le contexte actuel ?», s’interroge le Cnapeste. Il dénonce également «les dérapages dangereux orchestrés par l’académie dans beaucoup d’établissements, où des parents d’élèves et «autres» sont allés injurier et menacer les enseignants grévistes sous l’œil complice et passif des directeurs».