Le parquet général près la Cour de Tipasa a confirmé lors du procès en appel de l’activiste Amira Bouraoui, poursuivie dans deux affaires distinctes, les peines de 3 et 5 ans de prison fermes requises en première instance à son encontre. L’activiste Amira Bouraoui a déjà été condamnée par le tribunal de première instance de Chéraga à deux (2) ans de prison ferme. La requête du représentant du parquet fait suite au procès en appel qui s’est déroulé dans la soirée de lundi à la chambre correctionnelle de la Cour de Tipasa, en l’absence de l’accusée principale. Suite à quoi, la présidente de l’audience a annoncé l’entame des délibérations sur le jugement qui sera prononcé le 18 octobre courant. A noter que l’activiste Amira Bouraoui est poursuivie, dans la première affaire, pour « outrage à un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions, atteinte à la personne du président de la République et diffusion de publications susceptibles de porter atteinte à l’ordre public ». Des accusations pour lesquelles le procureur de la République près le même tribunal avait requis une peine de 3 ans de prison ferme. Concernant la 2eme affaire, le chef d’accusation retenu contre Amira Bouraoui est lié à « l’atteinte aux préceptes de l’Islam et au Prophète (QSSSL) », le procureur de la République près le tribunal de Chéraga a requis 5 ans de prison ferme assortie d’une amende de 50.000 DA. Le 4 mai dernier, le tribunal de première instance de Chéraga avait prononcé une peine de deux (2) ans de prison ferme à l’encontre de Amira Bouraoui pour son implication dans ces deux affaires. Le parquet et l’accusé ont interjeté appel contre ce jugement.