La conférence de presse animée, hier, par Filali Ghouini, secrétaire général du Mouvement El Islah, au siège de son parti à Annaba a été l’occasion, pour le responsable de cette formation politique d’obédience islamiste, de revenir sur les résultats des dernières élections locales.

« Ces élections à Annaba, comme partout ailleurs à travers le pays, ont été une boucherie politique où un parti a confisqué les voix des citoyens et la volonté populaire. Mais, pour une fois, il y a eu quelque chose de positif que nous apprécions beaucoup et à laquelle nous adhérons sans conditions. La réaction commune des partis politiques face à ce forfait, dont l’administration est responsable alors qu’elle devait être à égale distance de tous les partis politiques ; ce qui est une bonne chose car cela prouve que l’on a dépassé les intérêts partisans étroits pour défendre cette volonté populaire», a-t-il souligné. Abordant l’actualité nationale, notamment la loi de finances, qu’il critiquera sévèrement, M. Ghouni s’attardera sur l’interdiction à l’importation d’un millier de produits et de la suppression des licences d’importation. «Le monde de la finance et des affaires a investi la sphère politique et l’argent sale a tout corrompu aujourd’hui. Ces affairistes sont des élus et ont le pouvoir de décision.
Ce qui ne peut en aucun cas servir les intérêts des citoyens, il y a forcément conflit d’intérêts.
Pour la loi de finances, nous avons demandé une révision à la baisse de l’IRG car il se trouve que le salarié est le seul à payer, alors qu’il y a une évasion fiscale de l’ordre de 7 500 milliards DA, une ressource confortable pour alimenter le budget de l’Etat. On a préféré recourir au financement non conventionnel et à la planche à billets, dont l’impact sur l’économie est dramatique, avec une chute vertigineuse du pouvoir d’achat du citoyen.
Le dinar a dégringolé et enregistre une baisse de 30% », conclut-il.