L’assemblée constitutive de la confédération des syndicats autonomes algériens n’a pas eu lieu hier. Cette réunion devant consacrer l’union des collectifs syndicaux activant dans le cadre de l’«Intersyndicale» a été reportée à la « mi-janvier »,

selon le secrétaire générale du Conseil des Lycées d’Algérie (CLA). Dans une déclaration à Reporters, Idir Achour a affirmé que ce report est dû à des « considérations techniques » et « organisationnelles ». Les quinze syndicats devant assister à l’assemblée et adhérer à la confédération ne sont pas tous prêts, a ajouté le syndicaliste en précisant que certains d’entre eux sont tenus à la mise à jour de leurs structures organiques respectives. Le congrès du CLA, a-t-il ajouté à ce sujet, se tiendra le 15 décembre prochain.
L’assemblée constitutive de la confédération est un premier pas pour ses syndicats autonomes pour fédérer leurs forces. Le rendez-vous de la mi-janvier sera à la fois cérémoniel et devra permettre à ses membres de déposer le dossier de création de la confédération auprès du ministère de l’Intérieur. Cette future confédération comprendra des syndicats autonomes agréés de longue date et qui sont issus essentiellement des corps enseignant, médical, de l’enseignement supérieur, de la formation professionnelle ainsi que de la Sonelgaz. Sa création a été justifiée par «l’exclusion» par les pouvoirs publics et le gouvernement des syndicats autonomes des rendez-vous de concertation et de discussions sur les grands dossiers socio-économiques à l’exemple de la tripartite. Elle est expliquée par ses initiateurs par le souci d’agir efficacement sur le terrain et faire entendre leurs voix sur un terrain marqué par le monopole de « fait » de l’UGTA, alors que la centrale syndicale, affirment les membres de la confédération, est en recul de représentativité dans de nombreux secteurs.
Par ailleurs, on apprend que les membres de l’Intersyndicale devraient examiner une dernière fois le livre de propositions qu’elle élabore depuis quelques mois concernant l’avant-projet de loi sur le travail. «Nous allons adopter la mouture finale qu’on devrait par la suite soumettre au ministère du Travail, de l’Emploi et de la sécurité sociale», a expliqué Idir Achour du CLA.