La Confédération des syndicats algériens (CSA) a mis en garde quant aux conséquences de la régression des prestations publiques dans certains secteurs, citant l’éducation, la santé et les médias publics. C’est ce qui ressort de la réunion d’évaluation de la rentrée sociale, tenue jeudi par les organisations composant la CSA, qui a réitéré son appui au mouvement populaire tout en pointant du doigt «la non-prise en charge des revendications socioprofessionnelles des travailleurs». La Confédération, qui n’écarte pas la possibilité de renouer avec la contestation, évoque les revendications auxquelles «aucune réponse n’a été apportée», citant les dossiers liés aux pouvoir d’achat, à la retraite, aux libertés syndicales, à la loi sur le travail et la loi sur la santé publique. La CSA a appelé ses membres à tenir des assemblées générales ou conseils nationaux pour discuter de la situation et des moyens de soutenir la révolution populaire pacifique pour qu’elle atteigne ses objectifs. Pour la CSA, il ne fait point de doute que les revendications qu’elle porte ne peuvent être satisfaites qu’avec «l’aboutissement du mouvement populaire en cours et non avec le gouvernement du régime de l’ancien président ou celui de la gestion des affaires courantes». La même Confédération a réitéré son engagement pour arriver à un «consensus» et au rapprochement des approches pour ouvrir «rapidement la voie d’une sortie de crise».