PAR MILINA KOUACI
«Excédés» par les conditions socioprofessionnelles et les entraves aux libertés syndicales, les travailleurs de l’Education nationale observent des actions de protestation pour réclamer de meilleures conditions. Des sections locales de syndicats annoncent des actions de protestations et appellent leurs adhérents à la mobilisation pour faire valoir leurs «revendications».
C’est le cas de l’Intersyndicale de Timimoune qui menace de cesser de travailler en raison des retards du versement des salaires. En effet, une dizaine de syndicats demande à la Direction de l’Education de fixer une date pour le versement des salaires, car ces retards peuvent perturber la sérénité dans le secteur.
Le Satef de Tizi ouzou annonce pour sa part une grève lundi prochain, appuyée par des sit-in de protestation dans les établissements scolaires. Le syndicat indique que les revendications soulevées depuis le début de l’année demeurent en suspens. De son côté, la section locale du Syndicat autonome des directeurs des écoles primaires (Snadep) de Béjaïa appelle ses adhérents à la mobilisation dans le cas où ses revendications restent insatisfaites. Le syndicat demande la couverture juridique des directeurs et de mettre fin aux «dépassements et agressions» perpétrés envers eux. Il demande également de libérer les écoles primaires de la gestion des collectivités locales et de les rattacher directement au ministère de l’Education nationale.
A Alger centre, le Conseil des lycées d’Algérie (CLA) dénonce la volonté de la direction de l’Education d’intenter une action en justice contre le secrétaire général du syndicat d’Alger-centre pour ses activités syndicales. L’Intersyndicale de Jijel, elle, demande l’ouverture des canaux de dialogue et dénonce la marginalisation du partenaire social. Elle demande ainsi à être associée à la concertation. Quant au Conseil national des directeurs de l’enseignement moyen (Cnadem) de la même wilaya, il a appelé le ministère de l’Education à rendre justice à la corporation des directeurs dans le nouveau statut particulier.
Mardi, le Syndicat national autonome des fonctionnaires intendants de l’éducation (Snafie) et la Coordination nationale des fonctionnaires des services économiques, affiliée à l’Union nationale du personnel de l’Education (Unpef), ont tenu une action de protestation devant l’annexe du ministère de l’Education à Ruisseau. Les protestataires demandent à prendre en charge leurs propositions dans l’élaboration du nouveau statut particulier et expriment leur ras-le-bol des conditions socioprofessionnelles. n