PAR NAZIM B.
Le journaliste Rabah Karèche quittera la prison mardi prochain, 19 octobre, suite à sa condamnation en appel, hier, par le tribunal de Tamanrasset, à 1 an de prison dont 6 mois fermes et 6 autres mois avec sursis alors qu’il boucle ses 177 jours en détention préventive.
Mercredi dernier, le parquet a requis une peine de 18 mois de prison ferme contre le correspondant de Liberté mis en garde à vue le 18 avril avant sa mise en détention provisoire le lendemain.
Le journaliste est poursuivi pour les chefs d’inculpation d’«administration d’un compte électronique consacré à la diffusion d’informations susceptibles de provoquer la ségrégation et la haine dans la société», «diffusion volontaire de fausses informations susceptibles d’attenter à l’ordre public» et «usage de divers moyens pour porter atteinte à la sûreté et à l’unité nationales».
«Sur ordre du procureur de la République près le tribunal de Tamanrasset, j’étais convoqué, aujourd’hui, lundi 1er février 2021, par le bureau de la lutte contre la cybercriminalité de la police judiciaire de Tamanrasset pour m’auditionner au sujet de trois articles de presse publiés par Liberté, puis partagés sur ma page Facebook», avait indiqué le journaliste début février.
Fin avril, la demande de liberté provisoire de Rabah Kareche a été rejetée alors que son entourage familial a fait part «d’incessantes intimidations» contre le journaliste. «Après donc un arbitraire que le journaliste a subi pour ses écrits, nous sommes heureux d’apprendre sa sortie de prison. Nous continuons à penser qu’il est innocent et qu’il n’a fait qu’accomplir son métier de journaliste», a affirmé l’avocat Amirouche Bakouri. L’avocate Zoubida Assoul, membre du collectif, a indiqué, pour sa part, qu’un pourvoi en cassation sera introduit dans les prochains jours.