Plusieurs entreprises publiques semblent avoir de l’espoir de rebondir. La mise en œuvre du plan d’action du gouvernement est passée par là. Il est surtout question de sauvetage avant tout. Les caisses vont être donc renflouées pour certaines, alors que d’autres resteront en attente. L’Etat va encore une fois mettre la main à la poche pour essayer de sauver ce qui peut être sauvé tout en promettant de sévir. C’est certes louable, mais il faut bien préciser que ce n’est pas la première fois que l’Exécutif élabore un plan, des projets. Depuis trop longtemps, les entreprises publiques se sont retrouvées déficitaires et chaque fois, il fallait l’intervention de l’Etat pour les sauver.
Cette fois, l’argument majeur évoqué par les responsables des entreprises publiques est les effets de la Covid-19. La pandémie a certes fait beaucoup de dégâts et sur tous les plans, et les conséquences ne se sont pas fait attendre. Plus d’une année et demie après, la situation est très critique pour tous les secteurs. Toutefois, l’urgence de changer les mentalités est là. Sauver les entreprises c’est, certes, une bonne décision, mais pourquoi le faire si c’est pour se retrouver, comme les fois précédentes, dans un état déficitaire.
Le changement brandi par le gouvernement actuel reste encore à l’étape des slogans et des préliminaires. Le plus important c’est d’avoir des résultats et le plus tôt possible. Cela passe par des exemples concrets afin de rassurer tout le monde. C’est sur le terrain que les responsables des secteurs seront jugés et non sur la base des plans bureaucratiques et des fanfaronnades.
La dépénalisation de l’acte de gestion est l’une des principales actions à mettre en œuvre. Malgré les nombreuses promesses des officiels, la peur des gestionnaires, et à tous les niveaux, est toujours présente. Les blocages engendrés par cet «état d’esprit» (compréhensible) ont fait trop de dégâts pour se permettre de tergiverser encore une fois.
La dépénalisation n’est pas le seul problème, évidemment. Bien d’autres sont à éliminer. Depuis le 22 février 2019, l’Algérie a bien changé. Reste maintenant aux responsables de le concrétiser par du concret.