Les premiers agréments pour l’importation de véhicules neufs seront libérés la semaine prochaine. C’est ce qu’a annoncé, hier, le responsable du secrétariat technique des deux comités chargés du suivi des dossiers d’agréments déposés par les opérateurs, le premier pour la filière d’industrie mécanique, et le second pour l’activité de concessionnaire.

Par Feriel Nourine
Intervenant sur la chaîne Echourouk TV, M. Djebili a souligné que jusqu’à hier, ce sont 26 dossiers qui ont été déposés par les opérateurs pour l’importation de véhicules neufs, dont 6 pour les véhicules de tourisme. Vingt-six dossiers en l’espace d’une semaine, faut-il le souligner, sachant que l’opération de dépôt des dossiers auprès du comité technique interministériel chargé de leur examen et leur suivi n’a débuté que le 16 du mois en cours, après l’appel, version électronique, lancé la veille par le ministère de l’Industrie aux intéressés.
Les premiers parmi les opérateurs à déposer leurs dossiers devraient donc avoir une réponse à leur demande d’agrément dès la semaine prochaine, dans la logique des 20 jours de délai fixés par le décret exécutif venu dernièrement amender le cahier des charges datant d’août 2020.
En plus de réduire le délai de réponse à 20 jours, ce décret fait gagner aussi du temps en supprimant la dénomination «agrément définitif» que l’opérateur devait attendre, sur un mois, après avoir obtenu « l’agrément provisoire ». Place aujourd’hui à l’ «agrément » tout simplement, qui s’obtient en une seule fois dans le cadre de l’assouplissement des procédures introduites par le ministre de l’Industrie Mohamed Bacha pour faire sortir le dossier des importations des véhicules de l’impasse juridico-administrative dans laquelle l’avait poussé son prédécesseur Ferhat Aït Ali.
Ils sont d’ailleurs 9 opérateurs à s’être vu délivrer un agrément provisoire lorsque ce dernier était aux commandes, mais qui n’avaient pu entamer les démarches pour l’importation de véhicules parce que ce document n’y ouvrait pas encore droit. Ces opérateurs devaient, en effet, satisfaire d’autres exigences d’un cahier des charges jugés « trop contraignant » par les professionnels.
Avec un agrément provisoire sans aucune valeur, ils sont appelés aujourd’hui à déposer un nouveau dossier, conformément au nouveau texte de loi publié à la mi-mai. En effet, «les postulants ayant déjà souscrit au cahier des charges, annexé au décret exécutif n° 20-227 du 29 Dhou El Hidja1441 correspondant au 19 août 2020, modifié, sus-cité, pour l’exercice de l’activité de concessionnaires de véhicules neufs avant la publication du présent décret, doivent souscrire au cahier des charges, modifié, annexé au présent décret pour l’obtention de l’agrément et réintroduire un dossier pour l’obtention de l’agrément conformément à l’article 5 du présent décret», avait précisé ce texte.
Sauf nouveau revirement, on connaîtra donc dans quelques petits jours les heureux opérateurs dont les noms inaugureront la liste des concessionnaires autorisés à entamer leur activité. Ces derniers pourront, enfin, entamer les procédures pour matérialiser le retour des véhicules neufs sur un marché algérien qui vit une disette en la matière depuis une année et demie. Cependant, l’octroi des agréments ne signifie pas du tout l’ouverture des showrooms des concessionnaires dans les jours ou les semaines qui suivront. Comme nous l’avons déjà mentionné sur ces mêmes colonnes, il s’agit d’une première étape qui sera relayée par une nouvelle exigeant de l’opérateur agréé de satisfaire aux normes de son fournisseur (constructeur) mais aussi de répondre aux conditions mises en place par les autorités algériennes pour la commercialisation de véhicules neufs via le réseau concessionnaires (douanes, services de mines…).
Ces démarches auront besoin du temps nécessaire pour s’effectuer, et dans les plus brefs délais, il faudra attendre la fin de l’année pour voir les premiers véhicules débarquer dans les ports algériens, s’accordent à souligner les professionnels du secteur, notamment ceux qui ont déjà exercé le métier de concessionnaire avant sa suspension et qui maîtrisent l’ensemble des détails du marché et du partenariat avec les constructeurs. n