Le site fait parti d’un futur «pôle de compétitivité» dans le secteur du textile.

Un événement marqué par la présence de la ministre de l’Industrie et des Mines, Djamila Tamazirt, en visite de travail dans la wilaya jeudi dernier. Pour la ministre «c’est un nouveau pas qui vient d’être franchi dans le but de relancer l’industrie nationale… L’usine va contribuer à l’amélioration de la qualité des produits textiles et au développement de la sous-traitance». Elle a notamment mis l’accent sur «la qualité et l’innovation, facteurs importants pour la commercialisation des produits tant en Algérie qu’à l’international». Sa visite de travail a pour but d’examiner de près l’avancement des travaux de l’usine qui figure, a-t-elle expliqué, parmi «les principaux projets sur lesquels mise l’Etat pour créer de la valeur ajoutée et réduire la facture d’importation». Elle a soutenu que Relizane sera «un pôle de compétitivité dans cette nouvelle dynamique insufflée au secteur industriel», dédié au textile et à ses divers segments.
Il y a lieu de savoir que le projet est le fruit d’un partenariat algéro-turc, selon la règle 51/49, entre la société turque Intertay (filiale du groupe Taipa) et les sociétés publiques algériennes C & H et Texalg, ainsi que la Société nationale des tabacs et allumettes (SNTA), qui a abouti à la création de la société mixte Tayal. Ce complexe, qui s’étale sur 250 hectares, dont la réalisation a été lancée en février 2016 avec un investissement de plus de 171 milliards de dinars (714 millions de dollars), est le plus grand à l’échelle africaine. Le projet est divisé en deux phases. La première porte sur la construction de huit unités pour l’industrie textile, dont sept sont déjà entrées en service. Une école de formation aux métiers du textile a également été créée, dotée d’une capacité d’accueil de 400 stagiaires, tandis qu’un pôle résidentiel de 567 logements est en cours de réalisation. La deuxième phase comprend 10 autres unités de production d’accessoires pour la fabrication de tissus à usage domestique ou professionnel. Les deux phases de réalisation génèrent environ 25 000 emplois, à savoir 10 000 pour la première et 15 000 pour la deuxième, a indiqué le chargé de communication auprès du complexe, Yasser Abdessalem, repris par l’APS.
A noter que Tayal a effectué, en 2018, sa première opération d’exportation de fils de tissage vers quatre pays européens, avec l’envoi de 200 tonnes de fils embarqués dans 11 containers à destination de la Turquie, de la Belgique, du Portugal et de la Pologne. Cette première opération d’exportation s’inscrit dans l’objectif de la société turque d’exporter 50% de la production du complexe de textile de Relizane. Selon les responsables de Tayal, « c’est tout à fait réalisable dans la mesure où le textile turc est très demandé à l’international. Preuve en est, la Turquie exporte chaque année près de 30 milliards de dollars de textiles et de vêtements ». Toujours d’après ces mêmes sources, «le groupe industriel de textiles, avant de viser l’exportation du fils de tissage, s’est fixé comme objectif de satisfaire les besoins nationaux en la matière».