La protestation des travailleurs recrutés dans le cadre du contrat de travail aidé (CTA) devant la direction du complexe sidérurgique Sider a trouvé un début de solution, hier, suite à une réunion avec le secrétaire général du syndicat d’entreprise, Ammouri Noureddine. Suite à la rencontre, la situation est retournée à la normale dans la journée.

Les protestataires, ingénieurs et techniciens, travaillant dans différentes unités (PMA, aciéries à oxygène, haut-fourneau…), une cinquantaine sur un total de 600 recrutés dans ce cadre (CTA), refusaient leur exclusion de l’augmentation des salaires de 9 000 DA dont ont été bénéficiaires leurs collègues.
Au cours de la réunion, le secrétaire général du syndicat a rappelé aux concernés que leur action est illégale dans la mesure où ils ne se sont pas adressés à leurs représentants, seuls habilités à poser le problème. Cette protestation a perturbé l’activité et aurait pu porter atteinte à la stabilité du complexe, d’autant plus que des engagements ont été pris quant à l’augmentation de la production.
Sur le problème soulevé, le secrétaire général du syndicat a expliqué que cette augmentation ne peut pas les concerner dans la mesure où la réglementation stipule que ne peuvent en bénéficier que les travailleurs ayant plus de 6 mois d’ancienneté. «Cependant, explique encore Ammouri Noureddine, cette augmentation qui est en 2 tranches, l’une de 4 500 DA à partir de janvier 2018, et l’autre, du même montant à partir de janvier 2019, pourrait toucher cette catégorie de travailleurs, puisqu’en 2019, ces derniers auront dépassé la période fixée qui est de 6 mois.»
Les concernés, que nous avons rencontrés hier, étaient plus que déçus de la tournure prise par leur protestation, mais ne comptent pas aller plus loin, sachant que le syndicat ne les soutient pas dans leur action.
«Nous sommes vraiment déçus, nous ne nous attendions pas à être exclus de cette augmentation. Personnellement, je ne comprends pas pourquoi. Je fais le même travail que mes collègues, dans les mêmes conditions au haut fourneau. Je fais mes heures normalement et je suis moins payé, c’est vraiment injuste», nous a confié avec beaucoup d’amertume un technicien.