La situation s’est dégradée, hier, à l’unité Tuberie sans soudure (TSS) dépendant du complexe sidérurgique Sider d’El Hadjar, où les quelque 550 employés ont arrêté de travailler et se sont rassemblés devant la direction de l’usine.

«Le délégué m’a appelé ainsi que le directeur de la TSS pour m’informer de la situation et me dire que cela risque de se compliquer si je n’arrive pas à temps. Sur les lieux, j’ai effectivement constaté que la tension était montée et les travailleurs comptaient entreprendre d’autres actions. C’est en recevant leurs fiches de paie, aujourd’hui, qu’ils ont décidé de s’arrêter de travailler car elles ne comportaient aucune augmentation. Tous ont enlevé leur tenue de travail et se sont regroupés devant la Direction. Nous n’avons pas appelé à observer cet arrêt de travail, ils ont décidé de leur propre chef et nous essayons maintenant de trouver une solution à ce conflit», nous a affirmé hier Siad Saïd, secrétaire général du syndicat d’entreprise de la TSS. Toutes les unités, laminage, finissage, parc d’expédition étaient, hier,  paralysées. Pas un bruit, pas d’activité, l’usine était totalement à l’arrêt, alors qu’une commande ferme de 450 000 mètres linéaires de tubes doit être livrée à la Sonelgaz. Cet arrêt de travail, s’il venait à se prolonger, compromettrait sérieusement le business-plan de l’entreprise qui ne pourra pas livrer la commande dans les délais fixés. Les retards enregistrés dans ce cas engendreront des coûts que l’entreprise devra supporter conformément aux clauses contractuelles. «A ce jour, nous avons fabriqué près de 100 km, ce qui ne représente que le quart de la commande, alors que nous devons livrer  le tout à la fin de l’année en cours. Cet arrêt de travail n’est pas pour arranger les choses. Il faut trouver rapidement une solution», poursuit notre interlocuteur. Aux dernières nouvelles, la rencontre d’hier entre la Direction et le syndicat n’a pas abouti à une solution et la situation est restée telle quelle, ce qui augure des conséquences désastreuses pour la TSS. «Nous attendons toujours la décision de la Direction et nous espérons que la situation sera très vite débloquée. Les travailleurs ne veulent rien entendre et ne comprennent pas pourquoi ils ont été exclus des dernières augmentations qui ont touché uniquement les salariés du complexe sidérurgique, alors que la TSS en fait partie et que le syndicat est signataire de la même convention collective. On nous dit que nous allons bénéficier d’avantages et avec la nouvelle société Emarat Dzayer Steel, la situation s’améliorera. Mais à ce jour, aucun contact n’a eu lieu avec le syndicat en vue de cette fusion décidée par les pouvoirs publics représentés par le CPE.»