Un scandale portant sur une surfacturation de fourniture d’équipements de protection individuelle vient d’éclater au niveau du complexe sidérurgique, impliquant le syndicat de l’entreprise et un fournisseur.

C’est suite à une plainte déposée par des travailleurs auprès des services de sécurité que l’affaire a été ébruitée et a pris des proportions telles que certains demandent le départ pur et simple du bureau syndical et appellent à de nouvelles élections pour son remplacement.
L’affaire en question porte sur une surfacturation portant sur l’achat de tenues de travail à des prix doubles de ceux proposés par un autre fournisseur tunisien.
Ce dernier livrait lesdites tenues, y compris en y ajoutant les droits de douane, le transport et la TVA, à des prix bien en deçà des prix pratiqués par le fournisseur algérien pour une qualité bien meilleure.  Le secrétaire général du syndicat d’entreprise, Ammouri Noureddine, est l’homme par qui le scandale est arrivé. Celui-ci étant un membre influent de la commission chargé des achats au niveau de l’unité Préparation matière et aggloméré (PMA), et aurait pesé de tout son poids pour confier le marché au fournisseur algérien. Outre cela, certaines sources affirment que ledit fournisseur n’est pas détenteur de registre de commerce et qu’il pratique cette activité de manière illicite.
Ce sont donc des milliers de tenues qui ont été livrées à des prix dépassant et de loin ceux pratiqués, ce qui constitue un préjudice financier certain pour le complexe et un gain substantiel pour le fournisseur.
Cela laisse planer des doutes quant à de probables malversations où le secrétaire général du syndicat serait impliqué.
Les ouvriers ayant appris la nouvelle auraient décidé de ne pas porter ces tenues, d’autant plus qu’elles seraient de mauvaise qualité, particulièrement les gilets antifroid, préférant utiliser les anciens qui peuvent encore servir.
L’assemblée générale que compte tenir le syndicat sur l’augmentation des salaires, prévue pour demain mercredi à 10h30, sera sans nul doute un test quant à la crédibilité du bureau syndical  et de son secrétaire général, qui devront affronter le courroux des quelque 5 000 travailleurs, qui ne manqueront certainement pas d’évoquer ce scandale.
Cependant, certains affirment que cette affaire est montée de toutes pièces pour nuire au syndicat, qui s’est dit prêt à concrétiser sur le terrain les décisions du CPE et travailler avec le nouveau partenaire Emarat Dzayer Steel. D’autres affirment que le syndicat actuel est le seul à défendre les intérêts du complexe sidérurgique et des travailleurs et «cette rumeur» est infondée et tendancieuse.