La conférence de presse, animée hier par Chemseddine Maâtallah, président-directeur général du complexe sidérurgique d’El Hadjar, était essentiellement axée sur trois volets que le responsable a développés pour donner un aperçu général de la situation du complexe en matière de gestion et de perspectives de développement et d’investissements visant la réalisation des objectifs fixés par le business plan mis en place.

Ainsi lors de son intervention, le P-DG a voulu mettre en relief le fait que lorsque le complexe a été cédé par le partenaire indien, en l’occurrence Arcelor Mittal, et repris par l’Etat, c’est avec une ardoise de l’ordre de 20 milliards de dinars, dont l’usine devra s’acquitter auprès des créanciers. Une situation qui n’est pas pour faciliter l’essor de l’usine, mais travailleurs et cadres du complexe ont été mobilisés pour sortir de cette «ornière» dans l’intérêt de l’économie de la région et du pays. Pour ce qui est du développement et des investissements, il est prévu la poursuite du plan d’investissement dans sa 2e phase, lancée en mars, toujours en cours et qui est en passe d’être achevée dans un premier temps, avec une production de 1,100 million de tonnes/an à l’orée 2019. Cette phase sera accompagnée par un programme de recrutement de cadres, étalé sur les trois années à venir, et qui viendront renforcer les quelque 4 688 travailleurs du complexe, dont 276 cadres et 277 autres intégrés dans le cadre des contrats pré-emploi. Ainsi l’on prévoit le recrutement de 150 ingénieurs et techniciens en 2019, 450 autres en 2020 et, enfin, on pense recruter 350 nouveaux cadres en 2021 qui auront à superviser et à contrôler toutes les opérations au niveau de toutes les unités du complexe, PMA, LAC, LFR, HF, ACO1 et autres.
Pour ce qui est de la production au niveau du complexe, le P-DG dira que celle-ci a atteint au mois de septembre 650 000 tonnes de produits sidérurgiques pour un chiffre d’affaires de l’ordre de 36,5 milliards de dinars et atteindra les 730 000 tonnes à la fin 2018.
Concernant l’enquête menée par la Gendarmerie nationale sur les sept affaires de malversations, portant sur des contrats allant des approvisionnements à l’acquisition d’effets de sécurité, ordonnée en 2011, elle est toujours en cours.
Abordant le volet des exportations, Chemseddine Maâtallah indiquera que jusqu’au mois d’octobre passé, le complexe sidérurgique a exporté des produits dans différents pays, Egypte, Italie, Maroc, Inde, Syrie et Tunisie, pour un montant global de 79 millions de dollars.
Dans son intervention, qui a duré près de 2 heures, le P-DG insistera à chaque fois sur la nécessité de la mobilisation et la conjugaison des efforts de tous pour que le complexe puisse connaître un nouveau départ sur des bases solides, et retrouve la place qui lui revient au sein de l’économie nationale, qui connaît aujourd’hui des mutations avec la naissance et l’entrée en production de nouvelles usines concurrençant celle d’El Hadjar.