Le complexe Sider El Hadjar d’Annaba est actuellement en voie d’exporter 15.000 tonnes de bobines à partir du Port d’Annaba vers l’Italie dans le cadre de son programme d’exportation de l’année 2021, a-t-on appris dimanche de la présidente du Conseil d’administration du complexe, Djamila Labiod.
Dans une déclaration à l’APS au siège de la direction générale de l’entreprise, en présence du directeur général adjoint Lotfi Manaâ et du responsable de la communication Farid Dridi, Mme Labiod a indiqué que le complexe Sider El Hadjar, qui déploie de gros efforts pour préserver sa position sur le marché et pénétrer les marchés internationaux par des produits compétitifs, a élaboré pour l’année 2021 un plan d’exportation de 220.000 tonnes de produits ferreux plats et longs pour un montant de 100 millions de dollars, ce qui représentera 20 % du chiffre d’affaires du complexe.
Elle a rappelé que le complexe a exporté en 2019 pour 51 millions de dollars (33 milliards DA) soit 17 % de son chiffre d’affaires pour un volume total de produits ferreux estimé à 153.000 tonnes, tandis qu’en 2020 le volume exporté a été de 90.000 tonnes pour une valeur de 26 millions de dollars.
Le recul du volume de la production du complexe Sider El Hadjar en 2020 est la conséquence de la pandémie du coronavirus qui a affecté les activités du complexe qui couvre les besoins en produits ferreux du marché national et exporte vers plusieurs pays d’Europe, d’Afrique et d’Asie dont l’Italie, la France, l’Espagne, l’Egypte, la Syrie, la Tunisie, l’Inde et le Pakistan, a-t-elle ajouté.
La direction de Sider El Hadjar ambitionne d’engager la seconde phase du plan d’investissement pour laquelle une enveloppe financière de 45 milliards DA a été affectée, a indiqué Mme Labiod qui a relevé que cette phase inclura les aciéries, les laminoirs à chaud et à froid et autres installations industrielles devant permettre la diversification des produits du complexe «dans les plus brefs délais».
Le déséquilibre actuel entre le rendement des unités réhabilitées et modernisées au titre de la première phase, notamment la zone chaude, et celui des unités n’ayant encore pas été réhabilitées affecte d’une manière négative le rythme de production et le rendement général du complexe, a fait savoir Mme Labiod qui a estimé que la concrétisation de la seconde phase du plan d’investissement «nécessitera tout au plus 24 mois».
Les capacités de production du complexe Sider El Hadjar qui emploie 6.000 travailleurs s’élèvent actuellement à 750.000 tonnes et devraient dépasser un (1) million de tonnes après l’exécution de la seconde phase du plan d’investissement, indique-t-on.
(APS)