Quatre syndicalistes du Complexe machinisme agricole (CMA) de Sidi Bel Abbès ont été licenciés, dimanche, par leur directeur, alors que la justice a décidé leur réintégration et de poursuivre leur grève légale, ont affirmé les travailleurs lors de leur rencontre avec le président de l’APW de Sidi Bel Abbès. Ces derniers ont saisi l’occasion de la célébration du double anniversaire de la création de la Centrale syndicale et de la nationalisation des hydrocarbures pour soulever leur problème aux pouvoirs publics.
Selon les syndicalistes, la loi interdit la sanction des travailleurs grévistes de façon légale, pour défendre les intérêts des travailleurs et le maintien de l’activité du complexe. Traduits en justice par la direction du complexe, les 4 syndicalistes diront avoir gagné et être rétablis dans leurs postes, mais ont été surpris par la décision de leur licenciement émanant de la direction.
Les travailleurs du CMA, en grève depuis le mois de décembre écoulé, revendiquent la relance de l’activité qui a cessé depuis presque 7 mois ainsi que le développement des unités de production. Ils déplorent également le partenariat avec la société finlandaise Sampo, spécialisée dans la fabrication de moissonneuses-batteuses, qu’ils jugent incompétente, soutenant que leur complexe connaît, depuis le lancement de ce projet, des difficultés financières, qui se sont répercutées sur la situation socioprofessionnelle des ouvriers.
Ils ont, par contre, revendiqué le retour du partenaire allemand. Leurs nombreuses requêtes au président du groupe mécanique ont été vaines, ce qui a abouti à la grève, affirme-t-on.
Les travailleurs licenciés attendent une équité du premier responsable de l’Exécutif, lui faisant parvenir leur maintien de la grève légale et leur soutien aux travailleurs.