Oui, la situation sanitaire actuelle du pays est alarmante, et c’est pour cette raison qu’il est indispensable de ne pas jeter l’huile sur le feu. L’« apeuprisme » dans la diffusion des fausses informations et des faux constats généralisés remarqué au sein de la population. Qu’il s’agisse du monde « « réel » ou de la sphère virtuelle, les fake news sont en train de devenir de véritables forces de déstabilisation. Loin des discours démagogiques, et des formules « has-been », il est question d’intérêt national. Avec la psychose qui prend de plus en plus d’ampleur, il est important de mettre en avant toutes les clarifications disponibles, pour permettre aux citoyens de juger d’eux-mêmes. D’où l’importance de la communication en cette période pandémique.
Quand cela provient de sources identifiables, les informations en découlant ne peuvent pas être remises en cause en les balayant d’un revers de main. L’enjeu est trop grand pour minimiser l’impact des refus pavloviens, souvent infantiles. Nier telle ou telle information ne peut être une attitude valable si ce n’est pas appuyé par des faits, du concret.
C’est pourquoi il est important de s’attarder sur les sorties des professionnels de la santé, qu’ils soient représentants d’institutions gouvernementales ou d’établissements hospitaliers. Ainsi l’intervention du ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, hier, sur les ondes de la radio Chaîne 3, est venue donner des explications sur, entre autres, la saturation des structures hospitalières pour recevoir les malades Covid. Ses réponses sont à prendre en considération. Les contredire sans arguments, c’est banaliser les effets psychologiques (négatifs évidement) que cela engendre sur les citoyens. C’est loin d’être négligeable en ces temps où les « perturbations » inutiles n’ont pas lieu d’exister. Il y a également l’entretien, publié dans l’édition d’aujourd’hui de « Reporters », avec Mohamed Yousfi, chef de service des maladies infectieuses de l’EPH de Boufarik, pour connaitre de plus près l’état des lieux. Ses affirmations, appuyées avec du concret, donnent une idée plus précise de la réalité du terrain. Certes c’est loin d’être suffisant pour rassurer, et regagner la confiance après des lustres de mensonges, mais ce n’est pas négligeable. Mettre en avant cette communication et ces informations est, avant tout, un acte citoyen. Sa continuité permettra, sans aucun doute, d’annihiler les éternels sceptiques et les adeptes du « non » sans suite.