C’est aujourd’hui qu’aura lieu, à l’Ecole nationale supérieure de journalisme et des sciences de l’information (Alger), l’atelier consacré au développement de la presse électronique ; le premier d’une série de plusieurs ateliers prévus pour la réforme du secteur de la communication avec la participation des professionnels des médias.
Cet atelier, intitulé « Presse numérique : réalités et perspectives », sera une occasion pour le ministère de la Communication de présenter l’avant-projet de loi sur la presse électronique qui sera enrichi par les avis et l’expertise des professionnels du secteur.
Il s’agira de faire un état des lieux de la presse électronique, recenser les préoccupations de ses acteurs pour tracer une stratégie participative en vue de la développer et d’en préciser les fondements organisationnels de son activité. « Cet atelier réunira l’ensemble des professionnels du secteur, des académiciens, des opérateurs et des experts pour leur soumettre un exposé démonstratif et un avant-projet de texte avant son adoption par l’Exécutif », avait indiqué le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer.
Ce dernier avait déclaré, dès sa prise de fonction à la tête du secteur, le lancement de chantiers de « réforme globale du secteur de la Communication », en associant les différents acteurs du domaine. Il avait expliqué que ces réformes seront axées sur « l’indépendance et la liberté de la presse dans le cadre du respect de la vie privée et de l’éthique et de la déontologie, et du rejet de l’injure et de la diffamation ».
Il avait insisté sur l’impérative, concernant justement la presse électronique, d’une « adaptation de la loi aux exigences de ce métier qui connaît un développement rapide, afin qu’il soit au diapason de cette évolution aux plans législatif et professionnel ».
Intervenant mardi sur les ondes de la Radio nationale, il a déclaré que « les médias audiovisuels et électroniques seront prochainement encadrés juridiquement car ils sont déjà agréés», relevant que le problème est que « ces médias évoluaient dans un secteur de non-droit car le mode de gouvernance a fait très peu cas de la place du droit comme mode de régulation (…)
« Nous allons faire entrer dans la matrice juridique un certain nombre d’activités, comme celles relatives à l’audiovisuel qui obéissent à des droits étrangers en ce moment et qui sont portées par des organes de transmission étrangers », a-t-il souligné. « Parallèlement, nous allons encadrer également l’activité de la presse électronique qui réunit pour le moment quelque 150 sites électroniques », a-t-il fait remarquer. « Nous leur avons donné l’autorisation d’exercer leurs activités en attendant de les encadrer juridiquement à partir de la semaine prochaine lors du premier atelier de réforme du secteur de la Communication, consacré à la presse électronique », a-t-il précisé.<