Des orientations sur les méthodes de vulgarisation et d’explication du contenu des amendements de la Constitution, qui sera soumise au référendum populaire le 1er novembre prochain, ont été données, hier, par le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, le Pr Ammar Belhimer. Il a recommandé d’utiliser tous les canaux de communication traditionnels et modernes afin que le message parvienne à l’ensemble des citoyens.
C’est lors d’une réunion de travail avec différents responsables du secteur que le ministre a présenté «les préparatifs du secteur de la communication consacrés au référendum populaire sur l’amendement de la Constitution». Dans ses orientations, il a insisté sur «l’importance accordée à ce rendez-vous électoral, en particulier dans sa phase d’explication et de vulgarisation des articles de la nouvelle Constitution qui consacre de larges pans aux droits fondamentaux et aux libertés publiques, au renforcement de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs, à l’indépendance de la justice et de la Cour constitutionnelle, à la transparence, à la prévention et la lutte contre la corruption et à l’indépendance de l’autorité nationale des élections», rapporte l’APS.
Ce sont des axes qui «doivent être développés et expliqués aux citoyens, à travers une large campagne médiatique à l’aide de tous les supports, notamment la vidéo, sans omettre l’exploitation de la toile à travers les sites électroniques et les réseaux sociaux, en mettant à forte contribution les experts et universitaires dans le domaine du droit constitutionnel», a ajouté le ministre, lors de la réunion de travail avec le président de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (Arav), Mohamed Louber, le Secrétaire général du ministère de la Communication, Ahmed Bouchdjira, et les premiers responsables de l’APS, de l’Anep, de l’EPTV, de l’ENRS, de TDA, du CIP et du CNDPI, ainsi que des cadres du ministère.
Voulant mettre les jeunes et la société civile à contribution, il a relevé que «la richesse du mouvement associatif national, composé dans sa majorité de jeunes maîtrisant les technologies du numérique, de la communication et de l’information, doit être absolument associée à ce processus électoral».
C’est ainsi que le Pr Belhimer a mis l’accent sur l’importance de l’implication inclusive devant regrouper l’ensemble des représentants de la société, qu’il s’agisse de «citoyens, de société civile, de syndicats, de patronats et de partis politiques agréés, dans le processus référendaire afin de les sensibiliser aux enjeux politiques de cette échéance électorale qui répond aux aspirations légitimes du peuple algérien dans la construction de la nouvelle Algérie».
Le ministre a rappelé, à ce sujet, «la volonté du président de la République de promouvoir le rôle de la société civile et le raffermissement de ses liens avec les institutions de l’Etat, dans le cadre de la démocratie participative au service de l’intérêt général du pays». Un débat s’est ouvert avec l’ensemble des présents autour des préparatifs de cette échéance électorale, ce qui a permis à chaque responsable de présenter son programme de communication pour répondre au mieux aux exigences d’une couverture à hauteur de l’événement, en mettant à la disposition des différents acteurs tous les moyens nécessaires pour réussir la mission qui leur est dévolue. Notons que cette rencontre est hebdomadaire et fait suite à d’autres tenues précédemment, depuis l’annonce de la tenue du référendum. n