Le P/APC de Sidi M’hamed annonce de bonnes perspectives pour les citoyens qui attendent la livraison de projets à l’arrêt depuis une longue période. «Nous avons pu trouver des solutions aux problèmes administratifs aux projets qui ont été suspendus durant des années», a indiqué Abdelhamid Benaldjia, qui se plaint cependant de la faiblesse du budget alloué à la commune, qui compte une population de plus de 70 000 habitants.

Le budget de la commune est estimé à 80 milliards de centimes annuellement, dont 60 milliards destinés à la masse salariale des fonctionnaires, a souligné le même responsable, estimant que les 20 milliards restant ne suffisent pas pour répondre à tous les besoins de la commune. Raison ainsi pour lui de conclure à «une commune pauvre», cette doléance que formule visiblement la majorité des APC impuissantes devant les revendications des citoyens. La solution passe inévitablement par une augmentation des revenus de la commune, d’où la décision portant sur une hausse des prix des loyers des locaux commerciaux. «Nous étions obligés d’augmenter les prix des loyers pour pouvoir couvrir le déficit budgétaire et ce avec l’accord de la wilaya», nous a expliqué l’édile de Sidi M’hamed, qui fait état de 30 milliards de revenus qui ne sont pas encore à la trésorerie».
Installé depuis une année, le premier magistrat de la commune a relevé que l’effectif des fonctionnaires de l’APC est passé de plus de 1 000 employés à 200 dès que j’ai mis en place des conditions strictes de travail. «Cette démarche n’arrangeait pas plus de 200 employés. Les autres ont préféré abandonner leurs postes. Conséquence : nous n’avons plus aucun employé qui toucherait un salaire sans accomplissement d’un travail», a-t-il noté sur un ton de satisfaction. «Rendre la confiance entre le citoyen et le responsable», est l’un des objectifs de ce responsable, homme calme et réfléchi.
Par ailleurs, le même responsable fait du rétablissement de la confiance entre l’administration et le citoyen son cheval de bataille. «Nous essayons d’améliorer l’image de Sidi M’hamed. Nous sommes en train de réparer tous les dégâts générés antérieurement», explique-t-il, tout en évoquant les chantiers sur lesquels il compte beaucoup. «Nous faisons de grands efforts pour améliorer l’image de l’état civil au niveau de notre commune. De plus, nous avons commencé à numériser tout le travail de l’APC», fait-il remarquer, en faisant état de mesures prises à l’encontre des associations dont l’apport pour la collectivité a été jugé négatif. «Nous avons exclu les associations qui n’organisaient pas d’activités culturelles et celles peu actives. Pour promouvoir la culture, nous avons besoin de ressources financières, bien que la culture n’a pas de prix», ajoute le même responsable.
Le premier magistrat de Sidi M’hamed a évoqué également la question relative au logement social qu’il considère comme un grand dossier pour l’exécutif communal. «C’est l’un des dossiers les plus importants et les plus complexes de la société algérienne. La distribution de logements sociaux aux citoyens n’est pas une mince affaire», selon M. Benaldjia, qui dit veiller à toute opération de distribution afin de réduire au maximum les mécontentements tout en faisant état de la réception de plus de 2 000 personnes durant l’année 2018.