Afin de mieux prendre en charge le cadre de vie des citoyens, les responsables de la commune d’Oran ont décidé de revoir la gestion de la ville. Ce volet a été à l’ordre du jour au cabinet du P/APC dans le but d’améliorer les prestations de l’administration publique et sur instruction du wali et du ministère de tutelle. 

Une délibération portant nouveau découpage administratif de la commune d’Oran a été adoptée, en effet, par l’Assemblée populaire communale. Le nombre de délégations communales qui est actuellement de douze est revu à la hausse, pour atteindre dix-huit. Oran, comme les grandes villes algériennes, connaît une extension à la fois urbaine et démographique qui a imposé aux autorités d’adopter une organisation administrative adaptée aux besoins de la ville et de ses citoyens. Le nombre de délégations communales actuelles ayant été déterminé lors du découpage administratif de 1994. Il y a lieu de rappeler que la ville d’Oran, considérée comme la plus importante commune du pays, sera divisée en 18 délégations communales, chapeautées par des délégués, issus des rangs de l’Assemblée populaire communale. Ces derniers, à la tête d’annexes de la l’APC, disposent de larges prérogatives qui leur permettent de gérer les préoccupations quotidiennes des citoyens, comme l’a affirmé le président de l’APC. A noter que ces délégations communales (ex-secteurs urbains) assurent des prestations, notamment en matière de délivrance de documents d’état-civil, de voirie, de nettoiement et d’éclairage public. Il est notamment attendu du nouveau découpage, l’éradication des situations de chevauchement de territoire géographique qui sont souvent source de blocage de certaines opérations, en raison de confusion dans les prérogatives. Pour sa part, le vice-président a déclaré : «Je propose que les Abattoirs deviennent un marché de vente de voitures, ainsi l’APC d’Oran aura des rentrées financières. Nous avons réussi à faire rentrer pas moins de 60 milliards durant les deux derniers mois, et ce, pour donner un petit aperçu de la santé de notre APC.» La fête de la ville, coïncidant avec le 20 février prochain, sera fêtée comme une waâda au jardin citadin Sidi M’hamed, annonce le premier magistrat de la plus grande commune d’Algérie. Des invités de marque viendront des wilayas et villes limitrophes. Oran a gagné plus de 200 projets durant ce mandat. Des espaces verts dans des quartiers oranais, des stades de proximité, R+3, Châteauneuf et le terrain militaire mitoyen, démolition des kiosques des places d’El Moudjahed et du Maghreb, etc. Mais le P/APC d’Oran voudrait bien reprendre les patrimoines qui appartiennent à l’APC d’Oran comme le Palais des Sports, le musée Ahmed-Zabana, stade Ahmed-Zabana, le stade Calo, le Théâtre régional d’Oran Abdelkader-Alloula (TRO), et la liste est longue. «Ce sont des rentrées d’argent et une grande bouffée d’oxygène pour notre commune. Cela dit, l’APC d’Oran est en bonne santé.» Le chef de l’exécutif communal n’a pas manqué, à ce propos, de mettre l’accent sur le «caractère inédit» de la démarche. M. Boukhatem, qui présidait cette assemblée, a également insisté sur l’ampleur du chantier de développement auquel fait face la commune d’Oran. Un chantier qui, a-t-il souligné, a toujours nécessité l’implication et la mobilisation de tous, pour lui garantir un plein succès.