La Commission de la Fatwa du ministère a indiqué, samedi, que l’acquittement de la Zakat pouvait intervenir avant l’échéance d’une année complète, partant de son utilité pour les citoyens impactés par le nouveau Coronavirus. La Commission de la Fatwa relevant du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs a décrété, dans un communiqué, que «la Zakat peut être sortie avant son échéance d’une année complète, partant de son utilité pour les citoyens en besoin d’aide et d’accompagnement pour dépasser les difficultés induites par l’épidémie du Coronavirus, notamment en ces jours du mois de Moharem, généralement préféré pour son acquittement». Les fidèles qui ont avancé l’acquittement de leur Zakat «sont tenus, à la date d’exigibilité initiale, revoir leur Nissab et en cas de différence entre le montant sorti et celui obligatoire à l’échéance d’une année complète, ils devront sortir la différence», avise la Commission expliquant que l’avancement de la Zakat n’exclut nullement son exigibilité pour les acquis réalisés durant cet intervalle. Soulignant l’obligation de la Zakat sur les bétails et les produits agricoles, suivant les conditions et modalités établies, la Commission de la Fatwa rappelle que la Zakat purifie les biens, accroit les richesses et contribue à la prospérité de la société. A ce propos, elle exhorte les riches et les fortunés à redoubler leurs actes de charité et les bienfaiteurs à élargir leurs aumônes aux aspects relevant de l’intérêt général, notamment au profit des catégories démunis, et contribuant au renforcement du système de solidarité nationale et d’entraide sociale, en cette veille de rentée sociale marquée par une conjoncture exceptionnelle.