Le conflit syndical opposant les contrôleurs des prix et de la répression des fraudes au ministère du Commerce est loin d’être résolu, en dépit des engagements de la tutelle à répondre favorablement aux revendications soulevées.

C’est plutôt un troisième débrayage qui se profile pour la journée du 15 février, selon la Fédération des contrôleurs affiliée au Syndicat national autonome des travailleurs de la Fonction publique (SNATFP), qui menace de reconduire la contestation le 23 février si la tutelle ne répond pas aux doléances formulées.
Les grévistes ont observé deux rounds de grève réussis, le premier du 3 au 4 janvier et le second du 10 au 13 janvier, avec des taux d’adhésion «appréciables», selon la représentation syndicale des travailleurs. Le recours à une troisième mobilisation marque visiblement un durcissement de la protestation et une «insatisfaction» des travailleurs des résultats de la réunion du 18 janvier dernier avec la tutelle. «Les promesses du ministère ne répondent pas aux revendications des travailleurs», estiment le Syndicat national des travailleurs du commerce (SNTC) et la Fédération nationale des travailleurs du commerce affiliés respectivement au Snapap et à l’UGTA.
Pourtant, la tutelle avait fait état, fin janvier, d’une rencontre avec le ministre du Commerce, Kamel Rezig, et les représentants du SNTC et de la Fédération nationale des travailleurs du commerce au sujet de «la prise en charge des préoccupations et des revendications soulevées par les deux sections syndicales», selon un communiqué du ministère.
La réunion s’inscrit dans le cadre «des rencontres initiées par la tutelle en vue de prendre en charge les préoccupations et les revendications soulevées par les deux syndicats et d’améliorer les conditions socioprofessionnelles des fonctionnaires du secteur», a ajouté la même source. Le ministère du Commerce avait affirmé auparavant la détermination du premier responsable du secteur à «prendre en charge les revendications légitimes des fonctionnaires et travailleurs du secteur, en les incitant à adhérer à sa démarche au service du fonctionnaire et du secteur». Pour rappel, les agents de contrôle demandent une révision du statut particulier censé permettre une revalorisation salariale en adéquation avec les autres corps similaires.
Ils réclament également leur part des revenus du Centre national du registre du commerce (CNRC) ainsi que l’ouverture de postes budgétaires pour les travailleurs qui ont eu des diplômes au cours de leur période de travail, ainsi que le rééchelonnement des fonctionnaires ayant plus de 10 ans d’expérience. Les grévistes demandent également la révision du décret exécutif 205/11 portant régime indemnitaire des corps spécifiques du secteur du commerce.
Le Syndicat national des travailleurs du ministère du Commerce (SNTC) exige de la tutelle d’effectuer des réformes sur les lois en vigueur relatives au contrôle des activités commerciales notamment la protection du consommateur et la répression de la fraude. n