Les agents de contrôle reviennent à la charge par une grève de quatre jours
Les agents de contrôle, relevant du secteur du commerce, comptent observer de nouveau, à partir d’aujourd’hui, une grève de quatre jours pour exiger l’amélioration de leurs conditions de travail. La revendication, qui a été maintes fois portée sur la place publique, est désormais posée dans une conjoncture de contestation très particulière.
Dans un communiqué rendu public, le Syndicat national des travailleurs du secteur de commerce (SNTC) a annoncé qu’il entre en grève renouvelable de quatre jours, qui sera maintenue dans le cas où le ministère de tutelle ne répond pas favorablement aux revendications du syndicat.
Celles-ci portent principalement sur le programme élaboré par les deux groupes de travail conjoints, composés de cadres de l’administration centrale, de représentants de partenaires sociaux (filière commerce), du SNTC, concernant le système indemnitaire et la protection lors de l’exercice de leur fonction. Sur ce volet, le ministre du Commerce, Saïd Djellab, a adressé récemment une instruction à tous les directeurs de son département portant interdiction de sortie pour tout agent de contrôle sur le terrain sans protection ni moyens nécessaires. Pour M. Djellab, l’agent de contrôle doit exercer son travail dans de bonnes conditions. Il a, dans ce sens, recommandé à tous les directeurs de wilaya de dresser un bilan détaillé sur les moyens de travail disponibles au niveau des inspections et de proposer ceux nécessaires pour améliorer les conditions de travail.
Les agents de contrôle ont observé un premier débrayage du 26 au 29 du mois en cours, tandis qu’un deuxième sera observé du 2 au 5 juin prochain, ajoute le communiqué signé Ahmed Allali, président du SNTC.
Il y a lieu de rappeler que les agents de contrôle avaient observé, les 8 et 9 mai dernier, une grève qu’ils ont suspendue par respect à la décision de justice, car jugée «illégale» par le tribunal administratif d’Alger, et pour la préservation de l’intérêt général des travailleurs.