La liste des produits interdits d’exportation s’est allongée avec l’introduction de l’ail, du sucre, des pâtes alimentaires dans plusieurs variantes ainsi que les masques de protection sanitaire. Le ministère du Commerce l’a annoncé hier et repris par l’APS. Cet ajout comprend 55 positions et sous-positions tarifaires douanières. Ainsi tous les opérateurs exerçant dans le domaine de l’exportation vont devoir se plier à cette nouvelle liste d’exportation. Et où l’on retrouve parmi ces produits toutes sortes de semoule, dont les semoules de blé et d’orge. Mais aussi la farine de blé, les pâtes alimentaires, les huiles de soja, le sucre et l’ail. Les masques, les gels et les savons liquides pour les mains font également partis de la liste des produits interdits à l’exportation.
Selon la note du ministère du Commerce, transmise aux exportateurs, les semoules à ne pas exporter sont celles produites avec du blé et de l’orge, préparées par méthode traditionnelle et conditionnées dans des sacs ou paquets de moins de dix (10) kilos. De même pour la farine. Celle préparée par méthode traditionnelle et conditionnée dans des paquets ne dépassant pas les 10 kilos est suspendue à l’exportation. Toutefois, la tutelle a également interdit d’exporter la farine de blé dur, moulue autrement que par méthode traditionnelle et conditionnée dans des sacs excédant les 10 kilos. Quant aux pâtes alimentaires, 18 sous-positions tarifaires sont comprises dans ladite liste. Cela dit, le couscous, les spaghettis, les nouilles, les lasagnes, les gnocchis, ravioli, cannelloni et macaronis ne sont pas également autorisées à être exportées. Ceci dit, il y a lieu de rappeler qu’en mars 2020, alors que la pandémie du Coronavirus commençait à se propager en Algérie, le président de la République Abdelmadjid Tebboune avait décidé d’interdire 17 produits à l’exportation, en particulier ceux classés comme produit stratégique, à savoir médical ou alimentaire. D’ailleurs les masques de protection, les gels hydro-alcooliques et les liquides de désinfection demeurent jusqu’à présent exclus à l’exportation. Il convient également de savoir que les opérateurs exerçant dans le domaine de l’export avaient été informés, le 10 août dernier par le biais d’une note du ministère du Commerce, de la levée de la suspension des exportations sur les produits pour lesquels l’Algérie a des capacités de production à l’exception des produits subventionnés ou fabriqués à partir des produits subventionnés. <