La contestation des agents de contrôle du ministère du Commerce, prévue aujourd’hui, n’aura pas lieu en raison de l’option de l’un des syndicats en action, celui affilié à l’UGTA, d’accorder à la tutelle le temps de répondre aux revendications, mais aussi de « l’hésitation » qui marque les actes de l’autre représentation syndicale, le Snapap.
Autrement dit, en se lançant dans un processus de dialogue avec la section de l’UGTA, le ministère a pu gagner une trêve de contestation. Mais ce n’est pas entièrement gagné pour le département de Kamel Rezig, selon Alali Mohamed, du Syndicat national des travailleurs du ministère du Commerce (SNTC) qui active sous l’égide de la centrale syndicale. M. Alali n’écarte pas en revanche la possibilité de reprendre la contestation dans le cas où la tutelle ne tiendra pas ses promesses de solution notamment en ce qui concerne le point relatif au régime indemnitaire.
Les grévistes de ce département ont observé, faut-il le rappeler, deux rounds de grève réussis, le premier du 3 au 4 janvier et le second du 10 au 13 janvier, avec des taux d’adhésion « appréciables », selon la représentation syndicale des travailleurs.
Pourtant, la tutelle avait fait état, fin janvier, d’une rencontre tenue par le ministre du Commerce, Kamel Rezig, avec les représentants du SNTC et de la Fédération nationale des travailleurs du commerce dans le cadre de « la prise en charge des préoccupations et des revendications soulevées par les deux sections syndicales », selon un communiqué du ministère. La réunion s’inscrit dans le cadre « des rencontres initiées par la tutelle en vue de prendre en charge les préoccupations et les revendications soulevées par les deux syndicats et d’améliorer les conditions socioprofessionnelles des fonctionnaires du secteur », a ajouté la même source.
Le ministère du Commerce avait affirmé auparavant la détermination du premier responsable du secteur à « prendre en charge les revendications légitimes des fonctionnaires et travailleurs du secteur, en les incitant à adhérer à sa démarche au service du fonctionnaire et du secteur ».
Pour rappel, les agents de contrôle demandent une révision du statut particulier censé permettre une revalorisation salariale en adéquation avec les autres corps similaires. Ils réclament également leur part des revenus du Centre national du registre du commerce (CNRC) ainsi que l’ouverture de postes budgétaires pour les travailleurs qui ont eu des diplômes au cours de leur période de travail, ainsi que le rééchelonnement des fonctionnaires ayant plus de 10 ans d’expérience. Les grévistes demandent aussi la révision du décret exécutif 205/11 portant régime indemnitaire des corps spécifiques du secteur du commerce.
Le Syndicat national des travailleurs du ministère du commerce exige de la tutelle d’effectuer des réformes sur les lois en vigueur relatives au contrôle des activités commerciales notamment la protection du consommateur et la répression de la fraude. n