Le secteur du commerce va faire l’objet d’une nouvelle feuille de route dans ces deux volets, intérieur et extérieur. Il en a été décidé ainsi lors du Conseil des ministres qui s’est tenu dimanche dernier. Une feuille de route qui se décline en plusieurs points et pour laquelle le Président de la République Abdelmadjid Tebboune a ordonné au ministre du Commerce, Kamel Rezig, sa mise en exécution rapide «pour rendre effective la relance du secteur du commerce sur le terrain», a insisté le chef de l’Etat lors de son intervention. Concernant le volet du commerce interne, ce dernier a instruit le ministre du Commerce en vue de renforcer les capacités d’intervention de son ministère afin de pouvoir concrétiser le programme de relance arrêté. Il s’agira dans cette optique de conforter notamment les ressources humaines qualifiées. Egalement de procéder à l’assainissement des inscriptions au registre de commerce pour mettre fin à son utilisation frauduleuse et aux fausses attestations, en veillant notamment aux conditions d’âge et en renforçant la numérisation et la coopération avec les services de la douane et des impôts, ainsi que les services de sécurité. En somme, l’inscription au registre du commerce sera soumise à une autre condition visant surtout à annihiler toute tentative de fraude, c’est-à-dire de mettre fin au registre de commerce fictif. Avant de passer au volet du commerce extérieur, le Président a demandé de revoir le dispositif de remboursement des frais de transport vers et depuis le sud du pays, de mettre à jour la liste des produits qui sont désormais disponibles pour éviter de les importer et enfin de lutter sans merci contre le phénomène des fausses factures.
Pour une lutte plus efficace contre la surfacturation
Le Président a instruit le ministre du Commerce de mettre en place une équipe multidisciplinaire pour la lutte contre la surfacturation pour l’écarter définitivement du paysage national à travers, notamment, le renforcement de la coopération avec des instances internationales comme l’Union Européenne, y compris en adhérant à des instruments juridiques internationaux qui peuvent rendre plus effective une telle lutte, et procéder à une évaluation de la présence des commerçants étrangers installés et contrôler l’exercice réel de leurs activités, notamment les réfugiés.
A propos des accords commerciaux, le chef de l’Etat a instruit le détenteur du portefeuille du commerce à l’effet de procéder à une évaluation des accords commerciaux multilatéraux, régionaux et bilatéraux, notamment le dossier sur l’accord d’association avec l’UE qui doit faire l’objet d’une attention particulière «faisant valoir nos intérêts pour des relations équilibrées», a souligné le Président. Sur la Zone africaine continentale de libre-échange, il dira qu’il faut se préparer à sa mise en œuvre, notamment en affinant la question des règles d’origine, en tirant, en cette matière, des enseignements de notre expérience avec la Zone arabe de libre-échange.
S’agissant du commerce transfrontalier Kamel Rezig a reçu instruction d’engager, après concertation avec les services du ministère de la Défense nationale, pour sa reprise dans les zones du sud du pays tout en renforçant les mesures de sécurité et de contrôle, -en concertation avec les autorités des pays. Toujours dans ce même registre, le Président de la République a demandé enfin d’examiner la possibilité de procéder à des investissements directs de Naftal dans les régions voisines du Mali et du Niger pour réduire le trafic et la contrebande de carburants et de gaz butane.