La campagne des soldes d’été qui s’est achevée après avoir débuté le 21 juillet dernier vient de démontrer que cette période de baisse des prix s’est véritablement ancrée dans le paysage commercial du pays. En témoignent ces campagnes de soldes qui n’échappent plus à personne puisqu’elles sont depuis quelques années très attendues par une très large frange de la population.

Il suffit, pour s’en convaincre, d’observer le rush auquel font face les enseignes de commerce de l’habillement et cela dès les premières heures de l’entame de la campagne de solde. C’était d’autant plus prévisible, car dans ce genre de campagne les premiers arrivés sont les mieux servis. Ceux-là mêmes convaincus que les produits très prisés vont vite connaître une rupture de stocks et donc pour eux, il faut être présent dès l’ouverture ou du moins dès les premiers jours. Du côté des patrons d’enseignes, on se dit plutôt satisfaits mais on s’étonne que certains produits, dont les prix ont été sacrifiés, ont été boudés par les clients. Nous avons cherché le pourquoi ? Selon des responsables des établissements que nous avons pu rencontrer sur leur lieu de travail, la campagne s’est scindée en deux périodes bien distinctes. « Un début sur les chapeau de roue puisque un nombre important de personnes se sont littéralement ruées sur les rayons au point de voir des collections entières écoulées en moins d’une semaine », non sans faire remarquer que parfois les clients achetaient en « demi gros » tant les soldes étaient intéressantes à saisir, nous ont affirmé, à l’unanimité, nos interlocuteurs.
En effet, n’ a-t-on pas assisté de visu dès l’entame de la campagne des soldes d’été notamment au niveau des grands centres commerciaux de la capitale, là où ont élu domicile les magasins franchisés à un rush de clients pressés et tout à fait décidés de faire un maximum d’achats car ayant réalisé sur les lieux que les prix des produits sur lesquels ils ont jeté leur dévolu ont effectivement baissé et de façon à ne pas vous laisser indifférent. Concernant la seconde période, nos interlocuteurs la qualifient de tout à fait contraire en termes de chiffres de ventes. « Nos volumes de ventes sur les produits soldés sont devenus de plus en plus insignifiants et cela après avoir revu à la hausse le taux de rabais sur de nombreux produits », nous ont fait remarquer nos locuteurs. Ainsi peut-on comprendre qu’après la ruée des premiers jours, le reste des produits soldés n’intéressait plus personne malgré une seconde baisse des prix ? Certains de nos interlocuteurs estiment que cette baisse des ventes de produits soldés a deux raisons principales. D’après ces derniers, « dans nos rayons, ils ne restaient plus que des produits que l’on peut qualifier appartenant à des collections qui ne correspondent pas aux goûts des clients, ces derniers étant plutôt accrocs aux dernières modes et surtout de saison ». Quant à la seconde raison de cette chute des ventes de produits soldés, « elle réside dans le fait de l’approche de l’Aïd El Adha avec ses dépenses poussant ainsi les consommateurs à se consacrer aux besoins de la fête religieuse ». Nos interlocuteurs nous avoueront enfin qu’ils ont bien fait d’avoir participé à cette campagne de soldes d’été car cela leur a donné l’opportunité d’écouler un grand nombre de produits et ainsi de s’atteler à les remplacer avec de nouveaux arrivages, c’est -à-dire les collections automne /hiver. A notre question de tenter de savoir combien ils ont écoulé d’articles soldés, nos interlocuteurs nous ont laissés sur notre faim prétextant que le bilan de leur opération de soldes n’est pas encore prêt. Mais « ce qui est sûr, c’est qu’ils seront présents lors de la prochaine campagne d’hiver », nous ont-ils enfin fait savoir. B. C.