Par Selma Allane
Le ministre du Commerce a annoncé samedi l’obligation pour tous les produits fabriqués en Algérie d’avoir le code à barres sur leur emballage. Kamel Rezig a fixé cette obligation au 29 mars 2023, dernier délai. Il ajouté que tout produit ne disposant pas du code à barres sera interdit d’accès au marché local. Le plus curieux est qu’il a ajouté que l’ultimatum fixé par son département concerne également les produits «importés ou destinés à l’exportation», alors que ces marchandises sont théoriquement étiquetées.
Le délai fixé par le ministre du Commerce semble être motivé par la faiblesse du nombre de produits étiquetés à l’aide d’un code à barres recensée par ses services, 11 000 en 2021, soit 1 000 de plus par rapport à 2020.
Kamel Rezig a donné ces chiffres lors d’une Journée d’information sur le code à barres, au siège de l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex). Il a précisé lors de cet évènement de sensibilisation que 11 410 entreprises opérant sur le marché national avaient obtenu le code à barres à leur demande. Plus de 500 000 produits commercialisés comportent le code à barres, a-t-on appris par ailleurs lors de cette journée organisée sous le slogan «Les normes GS1 au service du produit national».
Pour mémoire, l’obligation du code à barres est une disposition contenue dans l’arrêté interministériel (Commerce et Industrie) du 16 février 2021 et publié au Journal Officiel du 28 mars 2021. Suivant cet arrêté, le ministère entend faire en sorte qu’en 2023, le code à barres du pays d’origine soit apposé sur tous les produits importés et le code à barres commençant par 613 (produit algérien) soit apposé sur tous les produits fabriqués localement. Son premier responsable, M. Rezig, a rappelé les avantages du code à barres «GS1», citant notamment le renforcement de la sécurité des produits et la protection du consommateur à travers le suivi de la traçabilité des produits, ainsi que la promotion des exportations nationales hors hydrocarbures. Ce code permet, en outre, de faciliter les opérations de récupération des produits non conformes qui constituent un danger pour la santé du consommateur et de lutter contre les produits contrefaits en permettant au ministère l’obtention d’une base de données numériques des produits locaux et importés, a-t-il ajouté, indiquant que l’Association de codification des articles «GS1 Algeria» était la seule organisation habilitée en Algérie par le ministère à donner des codes à barres et ce, selon des normes techniques internationales. <