Les commerçants et prestataires de services impactés par les mesures de confinement instaurées durant la période allant de mars à juin 2020 ont pris connaissance des nouvelles conditions d’octroi d’indemnisation que leur accorde le gouvernement. Il est, ainsi, précisé, dans une note du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales transmise à l’ensemble de ses directions de wilaya que le commerçant ou le prestataire de services doit justifier d’un Registre de commerce valide, que son revenu annuel déclaré auprès de l’administration des impôts pour l’exercice 2019 soit égal ou inférieur à 480 000 DA et, enfin, qu’il soit à jour vis-à-vis de ses cotisations auprès de la Casnos. Le commerçant ou le prestataire de service doit également être en possession d’un acte de souscription au barème de versement de contribution annuelle au titre de l’année 2020. En outre, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales porte à la connaissance des professionnels concernés que la détermination de l’octroi de l’aide financière repose sur une évaluation précise de la situation des commerçants et prestataires de services pendant les mois de mars, avril, mai et juin 2020. Comme la note ministérielle rappelle que l’aide financière est accordée aux commerçants dont l’activité a été suspendue dans le cadre des mesures prises par les pouvoirs publics pendant toute la période de confinement.
Les commerçants de leur côté redoutent que l’évaluation des pertes faite par la tutelle ne corresponde aux pertes subies. C’est en tout cas ce que disent certains d’entre eux affiliés à l’Association nationale des commerçants et artisans algériens (Anca). Une crainte partagée par le président de l’association Hadj Tahar Boulnouar qui estime que «dans certaines catégories d’activités, les pertes occasionnées pour cause de mesures de confinement sont très importantes. Et il serait déplorable que les concernés perçoivent des aides en deçà de leurs pertes».
Enfin, il y a lieu de savoir que les commerçants concernés par les mesures d’aides financières sont ceux qui exercent les activités suivantes : rafraîchissement, pâtisseries, confiseries, vêtements et chaussures, équipements, outils électriques, ustensiles ménagers, tissu, couture et textile. Quant aux prestataires de services, ce sont les propriétaires de salles des fêtes, de sport, de cybercafé, de douches publiques et hammam ainsi que de salons de coiffure.