Face à la Zambie, l’équipe nationale aurait dû s’imposer n’était l’arbitre Abdelaïd Mohamed Ali qui a pris des décisions pour le moins tendancieuses en faveur de l’adversaire. Certes, le referee comorien a accordé deux penalties contestables (notamment le second), qui ont ruiné l’avantage de l’EN à deux reprises, pour les « Chipolopolos ». Cependant, il faut relever que les « Fennecs » ont aussi été victimes de leur passivité défensive qui a permis à l’adversaire d’être trop proche de la surface et d’obtenir des fautes préjudiciables dans les 18 mètres.

Par Mohamed Touileb
Le sélectionneur national Djamel Belmadi, comme de nombreux Algériens, était remonté contre l’arbitrage de Zambie – Algérie. Compréhensible lorsqu’on sait que l’homme au sifflet a permis aux locaux de se relancer pour la réduction du score (1-2) avant de leur offrir l’égalisation (3-3). Au quart de tour, Abdelaïd sifflait les fautes dans la surface. On sentait comme s’il y avait de la préméditation pour «aider» les hôtes.

Un rapport envoyé à la CAF
Après la partie soldée par un score de parité, le driver des « Verts » a réagi à la prestation du Comorien en déclarant que : « le monde entier a vu ce qu’a fait l’arbitre et nous souffrirons à l’avenir de l’arbitrage » avant de révéler que la Fédération algérienne de football (FAF), va présenter « un lourd rapport à la CAF sur cet arbitre et nous n’accepterons plus que cela se renouvelle. »
La démarche servirait à prémunir les champions d’Afrique d’éventuelles décisions préjudiciables dans l’avenir. Surtout avec l’approche des éliminatoires de la Coupe du Monde 2022 au Qatar et le déplacement décisif au Burkina Faso dès le mois de juin. En novembre 2013, « El-Khadra » avait été victime d’arbitrage vicieux à Ouagadougou sous la coupe de Vahid Halilhodzic lors du match « aller » des barrages de la Coupe du Monde 2014 avec une défaite 3 buts à 2. C’est pour cela que Belmadi et la FAF veulent mettre un coup de pression sur la CAF pour ne pas être victime de pareil sabotage dans les prochains rendez-vous.
Aucun clean sheet sur les 4 derniers matchs
Pour revenir à cette tournure qu’a prise ce duel à Lusaka, il faut aussi parler du rendement sur la pelouse du National Heroes Stadium. Si l’attaque s’est montrée très productive, la défense et le milieu de terrain se sont montrés très poreux. Beaucoup trop de largesses ont été constatées avec une paire Abeid-Guedioura placée en premier rideau qui n’a pas donné satisfaction.
Quant à l’arrière-garde, où l’on recensait l’absence de Bensebaïni (suspendu) et Atal (blessé) ainsi que Mandi (ménagé), les remplaçants n’ont pas tiré profit de l’opportunité. Abdellaoui, Benayada et Tahrat ont affiché beaucoup trop de fébrilité alors que M’Bolhi a manqué de sérénité dans ses sorties. D’ailleurs, on peut dire que le second but des locaux était pour lui à 50% car il avait raté son intervention aérienne sur corner.
Il faut savoir que les transitions défensives sont délicates depuis quelques matchs. Lors des 4 dernières sorties, les « Guerriers du Désert », n’ont jamais pu signer un « clean sheet » concédant 8 buts. Lors du sacre de la CAN-2019, c’est la solidité défensive qui avait permis le triomphe. M’Bolhi était parti chercher la balle au fond de ses filets 2 fois en 7 tests. Dont une sur penalty face au Nigéria en demie. Seule la Côte d’Ivoire en quart a pu marquer dans le jeu.

Trois buts encaissés, une première sous Belmadi
Jeudi, les coéquipiers de Baghdad Bounedjah ont encaissé 3 buts sur un match pour la pre
mière fois depuis la venue de Belmadi. D’accord, deux de ces pions sont la résultante de circonstances atténuantes. Toutefois, il y a lieu de relever que depuis la rencontre contre le Mexique (2-2) en octobre écoulé, il y a des flottements dans les séquences offensives des sélections adverses. Surtout quand c’est des équipes rapides qui se projettent très vite.
A cela, le coach doit remédier afin de retrouver de la sérénité. Le retour des titulaires pour l’explication prévue demain contre le Botswana en clôture des qualifications à la CAN-2022 nous donnera d’autres indices pour savoir si c’est plus un problème d’hommes ou de système entier à corriger. Wait & see.