Alors que le Grand Tour d’Algérie cycliste 2018 tire à sa fin (la 7e et ultime étape entre Béjaïa et Tizi-Ouzou est prévue aujourd’hui NDLR), beaucoup s’interrogent sur le salaire moyen d’un coureur cycliste algérien ou du moins d’un cycliste évoluant dans un club algérien. On vous sort ici le ticket de caisse.

Renseignement pris auprès des spécialistes de la discipline : Un cycliste algérien touche en moyenne entre 20 000 et 25 000 DA, alors que le coureur le plus coté perçoit un salaire mensuel de 50 000 DA.
Un montant jugé dérisoire si l’on tient compte des efforts consentis par les cyclistes tout au long de la saison sachant qu’un coureur peut parcourir en moyenne une centaine de kilomètres par jour entre la compétition officielle et l’entraînement.
Inutile de comparer les salaires des cyclistes à ceux des athlètes d’autres disciplines sportives comme le football, car la différence est flagrante. Voire incomparable.

La petite reine n’est pas si généreuse
Par exemple, un gars comme Amir Karaoui (MCA), considéré à juste titre comme le joueur le plus côté de notre championnat, touche un salaire mensuel avoisinant les 3 500 000 de centimes. C’est à dire 70 fois ce que peut toucher le meilleur cycliste évoluant dans des clubs comme le GSP ou Sovac, considérés pourtant comme les plus huppés en Algérie.
Un simple calcul permet de remarquer que le footballeur le mieux payé en Algérie gagne en un mois, ce que peut toucher le meilleur cycliste algérien en cinq longues années et dix mois de travail. Il est vrai que l’économie du sport roi n’est pas celle des autres disciplines comme l’athlétisme ou le cyclisme. Si les acteurs de la balle ronde sont payés à ces émoluments-là, c’est que le business autour génère beaucoup d’argent.
C’est juste que, en voyant ces primes, on ne peut guère s’empêcher de comparer la difficulté des deux pratiques. Et dire qu’aucun joueur de football évoluant dans notre championnat ne possède un statut de titulaire à part entière en sélection nationale. Ça se passe de tout commentaire.
F. D.