La 16e édition du Colloque international Abdelhamid Benhaddouga, qui a débuté hier et se poursuivra jusqu’au 21 février à l’université d’El Annasser, se penchera sur le thème « Approche culturelle sur la lecture contextuelle du roman ». Le coup d’envoi a été donné, hier, par le ministre de la Culture Azzeddine Mihoubi. Il dira que c’est la première fois que le symposium établit une approche entre le discours romancier, incluant la critique culturelle, et la mutation civilisationnelle de la société. Un thème qui sera débattu par des hommes de lettres venus de 14 pays et différentes régions du pays. « Nous avons sciemment opté pour la diversification des thèmes pour éviter les récurrences. Dans cette édition, nous avons choisi une approche méthodologique traitant de l’analyse du discours, tandis que dans les précédents colloques, nous avions abordé différents thèmes avec des approches narratives, sémiotiques et pragmatiques. Et pour les prochaines rencontres, nous avons prévu d’aborder les thèmes du cinéma/roman et théâtre/roman », nous a indiqué Saïd Boutadjine, de l’université de Mostaganem et président du colloque. Le stand, qui a été dédié aux œuvres du dramaturge, a drainé un grand public parmi les étudiants et les lecteurs. Parallèlement au colloque sur Benhaddouga, le café culturel a concocté un riche programme qui sera animé à la salle Mohamed-Boudiaf et à Mansoura, le lieu natal de Benhaddouga, par des poètes, des musiciens et conteurs et une représentation théâtrale sera donnée par l’association culturelle Numédia.
Le dramaturge Abdelhamid Benhaddouga est né à Mansoura, 30 km à l’ouest de Bordj, en 1926 et décédé en 1996. A son actif, un immense répertoire littéraire, traduit dans plusieurs langues, dont « le Vent du sud » adapté au cinéma. Entre 1956 et 1958, il travailla pour la RTF comme réalisateur et producteur de pièces radiophoniques pour la BBC. Après l’indépendance, il occupa le poste de directeur des chaînes nationales I et II. En 1990, il sera désigné à la tête du Haut-conseil de la culture qu’il quittera après l’assassinat du président Mohamed Boudiaf.