Par Lyes Sakhi
Une enveloppe budgétaire de 110 milliards de dinars sera affectée l’année prochaine au financement des plans communaux de développement (PCD). Cet argent servira à «la prise en charge des projets prioritaires» destinés à «améliorer les conditions de vie de la population, notamment dans les régions isolées», a indiqué le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales à l’APN.
Samedi 5 novembre, en effet, Brahim Merad était devant la commission des finances et du budget pour présenter et discuter avec les députés, membres de cette commission, les dispositions prévues dans le Projet de loi de finances pour l’année 2023 (PLF 2023) et de la ressource dont va bénéficier son secteur.
Le PLF 2023 a été examiné et adopté en Conseil des ministres du 9 octobre dernier. Ce texte de loi confirme la tendance amorcée en 2020 d’accorder une priorité particulière au développement des territoires enclavés du pays, notamment les «zones d’ombre», et à l’amélioration de la situation sociale des Algériens. Ceci dans le cadre d’une politique générale de filet social pour les bas revenus que la future loi de finances va davantage consacrer sous la pression de la poussée inflationniste actuelle.
En 2023, les dépenses globales de l’Etat devraient en effet augmenter par rapport à l’exercice 2022 : 13 786 milliards de dinars contre 9 858,4 milliards de dinars.
Cependant, la prochaine loi de finances annoncerait aussi une transition vers une politique d’optimisation de la ressource économique et fiscale des collectivités. Ainsi, selon les résolutions du Conseil des ministres du 9 octobre 2022, il est prévu la révision «sans délai» des codes communal et de wilaya ainsi que celle de l’impôt local dont la collecte devrait assurer aux wilayas, daïras et communes un «financement stable», selon une déclaration du Premier ministre. «Les chantiers à ouvrir dans les plus brefs délais ont trait à la réforme de la fiscalité locale, la solidarité inter collectivités locales, le développement des recettes des domaines et la révision du processus des dépenses au niveau local». Aïmene Benabderrahmane disait cela fin septembre 2021, lors d’une rencontre gouvernement-walis, ce qui indique que ce chantier ouvert il y a plus d’une année devrait s’accélérer dans les mois qui viennent.
Devant les députés de la commission «finances et budget», le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales a également fait état d’une hausse du budget de fonctionnement et d’équipement de son département : 42,59% et 41% par rapport aux dotations financières de l’exercice 2022. Une partie de la ressource devrait être mobilisée pour la «mise en œuvre de la stratégie nationale de l’aménagement du territoire».
A ce propos, selon un communiqué de l’APN, Brahim Merad a mis en avant l’importance de «protéger les personnes et les biens des accidents découlant de l’activité anthropique ou du fait de la nature, à travers une gestion efficace des catastrophes naturelles». <