PAR NAZIM BRAHIMI
La révision du code de la commune et celui de la wilaya, une des priorités de l’Exécutif, a abordé depuis mardi une nouvelle étape, avec l’installation d’ateliers chargés de l’élaboration des textes de lois en question.
Les ateliers sont composés des représentants des deux chambres du Parlement (APN et Sénat), des walis ainsi que des représentants des départements ministériels, chargé de rédiger une esquisse de ce que seront les futurs codes de la commune et de la wilaya, dont les Assemblées seront renouvelées le 27 novembre prochain.
Le gouvernement mise visiblement sur l’apport économique de ces territoires qui n’arrivent pas à consacrer le développement local escompté à la mesure des potentialités qui existent notamment dans certaines zones. Le Premier ministre, Aymène Benabderrahmane, a souligné, lors de l’installation de ces ateliers, «l’importance» à accorder au rôle économique des communes à l’effet de permettre l’émergence d’une «véritable» économie locale qui constitue l’un «des fondements du développement et de la croissance économique de notre pays». Il a indiqué, par la même occasion, que les travaux de ces ateliers, qui seront dirigés par le secteur de l’Intérieur, permettront le «renforcement» de la décentralisation prônée par les pouvoirs publics, sachant que les travaux de ces ateliers doivent être achevés avant la fin de l’année en cours par la proposition d’instruments juridiques «appropriés dans ce domaine».
La cérémonie d’installation des membres de ces ateliers, qui s’est déroulée au niveau du Palais du Gouvernement, a eu lieu en présence des ministres en charge de l’Intérieur, de l’Agriculture, de l’Habitat, de la Communication, des Travaux publics, des Transports ainsi que de l’Environnement.
Il faut rappeler que dans son intervention lors de la récente réunion Gouvernement-Walis, le Premier ministre a mis l’accent, entre autres, sur l’impératif d’ouvrir les chantiers de réforme de la fiscalité locale «dans les plus brefs délais» avec comme objectif optimal d’assurer un «financement stable» des collectivités locales. Les chantiers à ouvrir dans les plus brefs délais ont trait à la réforme de la fiscalité locale, la solidarité inter collectivités locales, le développement des recettes des domaines, et la révision du processus des dépenses au niveau local, a souligné M. Benabderrahmane.
Il n’a pas omis d’évoquer la problématique du financement des investissements au niveau local, estimant que «le financement du budget des collectivités locales avec des recettes permanentes est fondamental, voire impératif».