Un nouveau mouvement dans le corps des chefs de daïra a été enclenché, avant-hier, avec des fins de fonction décidées par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales.

PAR NAZIM B.
Ce changement, qui confirme que l’administration locale est un vrai enjeu dans l’exercice de l’autorité et la gestion des affaires de la cité, intervient alors que se multiplient la contestation pour diverses raisons mais dont le point commun est incontestablement la faillite de l’administration. Une faillite visiblement accentuée par les effets de la crise sanitaire qui a vu les établissements publics montrer leurs limites jusqu’à susciter la colère des citoyens. Sans oublier, bien entendu, le sentiment de colère que crée également une crise comme celle de la rareté de l’eau potable qui a souvent généré des manifestations qui sont allées, dans certains endroits, jusqu’à fermer les routes aux automobilistes.
Ces éléments semblent ainsi contraindre le département de Kamel Beldjoud à opérer des changements à la tête des daïras en mettant fin à la fonction de 9 chefs et en procédant à la mutation de 73 autres et à la promotion de chef de daïra de 43 cadres. C’est ce qui a été ainsi annoncé dans la soirée de dimanche, où le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, qui a indiqué que Kamel Beldjoud a opéré, dimanche, après l’aval du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, un mouvement partiel dans le corps des chefs de daïra.
«Après l’aval du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire a opéré, dimanche, un mouvement partiel dans le corps des chefs de daïra. Il a, ainsi, mis fin aux fonctions de neuf chefs de daïra, outre la mutation de 73 autres et la promotion de 43 cadres au poste de chef de daïra», a précisé la même source.
Ce changement succède, faut-il le souligner, à d’autres, apportés il n’y pas si longtemps. Au mois de juillet dernier, il a été mis fin aux fonctions de Brahim Soltani, chef de la daïra d’Amizour, à Bejaïa, Ilias Haddad, chef de la daïra de Haizer, à Bouira, de Hadj Ben Chetta, chef de la daïra de Skikda, Milad Boussahel, chef de la daïra d’El Harrouch, à Skikda. Comme il a été, également, mis fin aux fonctions de Salim Merdassi, chef de la daïra d’Aïn El Barda, wilaya d’Annaba, de Redouane Hadj Hafsi, chef de la daïra d’Héliopolis, wilaya de Guelma. Il a été aussi mis fin aux fonctions d’Omar Hafissi, chef de la daïra de Beni Abbas, et de Zineddine Boumerzoug, chef de la daïra de Meghier. Il y a une dizaine de jours, plus précisément, le 25 août dernier, le premier magistrat du pays a opéré un énième mouvement dans le corps des walis
Par ailleurs, il faut noter que ce nouveau mouvement dans le corps des chefs de daïra intervient aussi au moment où l’administration locale s’apprête à préparer l’encadrement des élections locales, prévues le 27 novembre prochain, en coordination avec l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE). Le président de cette dernière, Mohamed Charfi, a fait le point, hier, sur la révision exceptionnelle des listes électorales en relevant l’enregistrement de 25 000 nouveaux inscrits et la radiation de 48 000 inscrits. M. Charfi a déclaré, à cette occasion, qu’il s’attend à un taux de participation «plus grand aux élections locales», soulignant que «des imprimés de candidature sont retirés en Kabylie. Ce qui augure d’une participation de cette région aux futures élections locales, alors qu’elle a boycotté massivement les précédentes consultations électorales, à savoir la présidentielle, la révision constitutionnelle et les législatives anticipées». <