Ce qui était inévitable est maintenant annoncé. Les plans «exceptionnels» pour l’organisation de la rentrée scolaire 2020-2021, tous cycles confondus, qui aura lieu à partir du 21 octobre prochain, ont été dévoilés avant-hier. Comme attendu, et ce n’est pas une surprise, les critiques n’ont pas tardé. En premier lieu les enseignants, toujours en alerte pour tout changement dans leur «rythme», sont montés au créneau et certains d’entre eux affichent leur réticence. C’est que les mesures décidées seront loin d’être faciles à appliquer sur le terrain. Le point «sensible» reste sans aucun doute celui de travailler le samedi. Cette amputation d’un jour du week-end «sacré» touche l’un des privilèges (jalousé d’ailleurs par plusieurs autres corporations) de ce corps. Reste maintenant à mettre en avant la notion de sacrifice. C’est de ça qu’il s’agit finalement. L’année scolaire «exceptionnelle» qui s’annonce ne mériterait-elle pas des sacrifices de la part des enseignants ? La Covid-19 a perturbé (et le mot est faible) tous les secteurs, et celui de l’éducation ne pouvait pas être épargné. L’étonnement de certains à l’annonce des nouveaux plans d’organisation laisse perplexe plus d’un. Ces modalités étaient pourtant annoncées depuis plusieurs mois et il était clair que ça ne pouvait qu’être différent des années précédentes. Le «chômage» imposé depuis le début de la pandémie, et qui a touché la quasi-majorité des pays, a eu des effets très négatifs sur les élèves. A défaut de rattrapage, il est maintenant question de cohabitation, celle de l’enseignement avec la Covid-19.
Les générations futures sont et doivent être la principale préoccupation de tous les Etats. L’Algérie ne peut pas, ne peut plus, prendre des risques pour assurer un avenir durable à la nation. Durant plusieurs années, les élèves ont été pris en otages lors des nombreuses grèves déclenchées par les enseignants, et souvent ça durait plusieurs mois.
Cette année scolaire 2020-2021, avec toutes les épreuves que devront subir enseignants, et également l’encadrement des établissements, va devoir être celle du dévouement. Il y va de l’avenir du pays.