Une plateforme de données statistiques, baptisée “Tahat”, permettant le suivi des objectifs de développement durable (ODD) et des priorités nationales de l’Algérie dans différents secteurs, a été lancée, mardi à Alger, par le Conseil national économique, social et environnemental (CNESE).

Cette plateforme élaborée par le CNESE avec l’appui technique de l’UNICEF et en collaboration avec la Community Systems Foundation (CSF), est connectée à une base de données statistiques contenant plus de 350 indicateurs, près de 30.000 points de données puisés dans 128 sources différentes pour des périodes différentes, a indiqué le Chef de la division Ressources informationnelles et simulations du CNESE, Abdelhamid Ouari.

Cette plateforme regroupe, notamment, les données des trois dernières enquêtes Multiple indactor cluster survey (MICS) ainsi que celle du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) 2008, en plus de données fournies par l’Office national des statistiques (ONS) mais aussi celles recueillies auprès de plusieurs ministères à l’instar de celui des Finances, des Transports, de l’Energie, de la Santé et de l’Eduction, a-t-il précisé.

La plateforme “Tahat” (en référence au plus haut sommet de l’Algérie situé dans le massif du Hoggar dans le Sud de l’Algérie) propose, entre autre, une section réservée aux tableaux de bords, notamment le tableau de bord économique, social et environnemental de l’Algérie, composé de plusieurs chapitres : les activités économiques, finance publique, démographie et population, marché du travail, revenus et salaires, développement du capital humain et environnement, a détaillé M. Ouari.

De plus, “Tahat” est basée sur le modèle de Data For All initié par CSF avec des outils “dynamiques” configurés pour pouvoir mettre à jour la base de données et les tableaux de bords, a-t-il expliqué. Dans son allocution d’ouverture, la vice-présidente du CNESE, Pr. Hasna Amina Messaid, a souligné que “Tahat” était “la première” plateforme du genre regroupant dans une seule source un nombre “important” de données “utiles”, résultantes de calculs économiques et financiers “modernes” et recueillies de sources “officielles”.

Ces données contribueront “à la prise de décision en haut lieu” tout en permettant à “tout le monde” un accès à des informations “importantes”, a-t-elle précisé. Mme Messaid a souligné, également, la “facilité” de l’utilisation de cette plateforme, notamment la lecture et la compréhension des tableaux de bords et des documents et autres rapports mis à la disposition des chefs d’entreprises, investisseurs, législateurs, représentants de la société civile, académiciens, chercheurs et autres étudiants.

Cette plateforme qui permettra “un gain de temps et d’argent”, selon-elle, grâce à “un partage des données et une coordination en temps réel” entre les différents intervenants “afin de mieux suivre les activités et de pouvoir intervenir en temps opportun pour apporter les rectificatifs qui s’imposent. Pour sa part, le représentant de l’UNICEF en Algérie, Dr. Isselmou Boukhary, a estimé que cette plateforme est “une pierre angulaire” qui contribuera à la construction d’un système de donnés “fiable et accessible à tous”.

L’UNICEF envisage de partager l’expérience de l’Algérie et en fasse profiter les autres pays de la région et du continent, a-t-il fait savoir.