En clôture, ce mercredi, des travaux du 31e Sommet arabe, une Déclaration consensuelle a été adoptée à l’unanimité et lue, au nom des dirigeants et chefs d’Etats arabes participants au Sommet, par M. Nadir Larbaoui, représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations Unies.

Structuré en quatre grands axes, le document souligne, en premier point le caractère central de la question palestinienne et renouvelle le soutien indéfectible au droit du peuple palestinien à la liberté et à l’édification d’un Etat indépendant dans les frontières de 1967, avec Al Qods Est comme capitale, ainsi que le droit de retour aux réfugiés palestiniens.

Le document exprime l’attachement des dirigeants arabes au Plan de paix arabe de 2002, pour une paix juste et globale et pour le retrait de l’entité sioniste de tous les territoires arabes. Il y est également mentionné la nécessité de la protection d’Al Qods, ainsi que la levée du blocus sur la bande de Ghaza, et le soutien de la Palestine pour l’obtention de siège en tant qu’Etat membre des Nations unies.

Dans le même sillage, il est également question de poursuites contre l’entité sionistes au niveau des instances pénales internationales pour les « crimes de guerre » et « contre l’humanité » commis contre le peuple palestinien. La Déclaration d’Alger se félicite en outre de la signature, par les factions palestiniennes, de l’accord d’Alger pour la réconciliation.                                                                                                                                                                                                                                                                               

Le second axe de la Déclaration d’Alger traite de la situation prévalant dans le monde arabe où il est question de l’intensification de la coopération tous azimuts et de toujours privilégier la voie pacifique dans le traitement des conflits dans la région, en rejetant toute ingérence étrangère dans les conflits internes aux pays et le renforcement du rôle de la Ligue des Etats arabes.

S’agissant de la crise libyenne, la Déclaration d’Alger exprime toute sa solidarité avec le peuple et l’appui à tous les efforts en vue d’une solution pacifique exclusivement libyenne.

Sur la crise au Yémen, un soutien « au gouvernement légitime » est exprimé et pour la constitution d’un conseil présidentiel avec l’insistance pour une trêve humanitaire comme premier pas vers un règlement politique global de la crise pour la stabilisation du pays. Le même soutien est exprimé envers la Syrie pour l’aboutissement à une solution politique de manière à préserver son unité territoriale et sa sécurité.

Concernant le dossier irakien, les dirigeants arabes soutiennent la constitution d’un gouvernement à même de garantir la stabilité et la dynamisation de la vie économique du pays, tout en soulignant les succès réalisés dans la lutte antiterroriste.

Une solidarité particulière est aussi exprimée envers le Liban ainsi que le soutien dans sa démarche de protection et de recouvrement de ses territoires terrestres et marins.

Toute la solidarité et le soutien pour des solutions pacifiques ont également été soulignés concernant d’autres pays à l’instar de la Somalie et Djibouti.