Le 16e Colloque international Abdelhamid Benhadouga sur le roman et les types de cultures s’est clôturé, avant-hier, à l’université Bachir El-Ibrahimi de Bordj Bou Arréridj après trois jours d’intenses travaux.
La commission scientifique participant à cette dernière édition a, cependant, dressé une liste de recommandations, appelant à s’ouvrir davantage sur le roman des jeunes auteurs, rapporte l’APS. La rencontre, organisée sur le thème «Le roman et les schémas culturels », a préconisé de centrer les thèmes des prochaines éditions sur des sujets délimités en rapport avec l’évolution de la littérature universelle et les intérêts du roman algérien. La commission scientifique de la rencontre a recommandé aussi d’honorer le romancier Azzedine Djelaoudi, dont les œuvres font désormais l’objet d’études critiques dans les universités algériennes et arabes, ainsi que l’instauration d’un prix spécial du colloque, la distinction à chaque édition d’un écrivain arabe et l’invitation régulière de dramaturges et de cinéastes.
Il est à noter que le ministre de la Culture, M. Azzedine Mihoubi, a affirmé, lors de son allocution d’ouverture, la nécessité d’ancrer la culture de la reconnaissance envers ceux qui ont beaucoup donné à la culture algérienne dans tous les domaines de créativité. M. Mihoubi appellera les jeunes en particulier à préserver la mémoire collective, celle culturelle notamment, et à œuvrer pour édifier un Etat solide basé sur la science et le savoir. Evoquant les œuvres de l’écrivain, le ministre a indiqué que le romancier œuvrait à édifier une identité culturelle algérienne qu’il a défendue et reflétée dans ses écrits et à travers les genres littéraires qu’il a produits.
Il considère que le roman demeure un miroir reflétant la transformation culturelle de toute société, citant le célèbre roman de Benhadouga « Rih El Djanoub » (le vent du sud) traduit dans plusieurs langues, dont l’Espagnol, tout comme les 21 œuvres culturelles du romancier présentes au Festival culturel algérien, organisé dernièrement à Cuba.
Aborder le récit romancé en recourant aux mécanismes littéraires critiques
Pour rappel, lors de l’ouverture de cette 16e rencontre, les participants ont insisté également sur le rôle et l’impact du roman sur la dimension culturelle algérienne. Le président du Colloque, Saïd Boutadjine, a signalé, à cet effet, que le thème choisi cette année, relatif aux schémas culturels, représente l’un des nouveaux thèmes abordés dans le milieu de la critique arabe. Il s’agit de combiner littérature et philosophie et tenter d’aborder le récit romancé en recourant aux mécanismes littéraires de critique. Mettant ainsi l’accent sur son importance majeure pour les étudiants qui entreprennent des études approfondies à ce sujet.
Le colloque, organisé par la direction de la culture de la wilaya de Bordj Bou Arréridj, en coopération avec l’université Mohamed-El Bachir-El Ibrahimi, sous l’égide du ministère de la Culture, a réuni des hommes de lettres, des critiques littéraires et des traducteurs venus de sept pays arabes, notamment la Tunisie, le Maroc, le Liban et le sultanat d’Oman, et des pays européens, à l’instar de l’Espagne et l’Italie, et bien sûr des hommes de lettres de plusieurs universités du pays.
Parallèlement, à ce Colloque, le Café culturel universitaire a été inauguré sous l’impulsion du romancier Abderrezak Boukeba, alors que la salle de conférences de l’université El Bachir-El-Ibrahimi a été baptisée du nom de Abdelhamid-Benhadouga.<